La source de toute espérance (3/5)

Derek Prince
Published: 2017
Last Updated: ottobre 2026
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L’espérance chrétienne repose sur l’amour de Dieu, vient par Jésus-Christ et se reçoit par grâce, sans se mériter. À partir de 2 Thessaloniciens et de Romains, cette lettre montre comment cette espérance éternelle nous affermit pour vivre dans la sainteté et nous libère de nos peurs centrées sur nous-mêmes face à la vie et à la mort.
Au milieu des plus grandes difficultés de la vie, il y a un petit mot qui peut nous réconforter, nous libérer et nous renforcer pour l’avenir. Ce mot est l’espérance, un mot si puissant qu’il peut donner à quelqu’un une vision complètement nouvelle de la vie.
Nous savons que, dans notre monde d’aujourd’hui, des millions de personnes souffrent de désespoir, y compris de nombreux chrétiens. Que pouvez-vous faire lorsque vous avez perdu tout espoir ? Heureusement, Dieu a une réponse à cette question importante, que nous découvrirons dans cette troisième lettre de notre série d’enseignements en cinq parties sur l’espérance.
Plus tôt dans cette série, j’ai partagé ma propre expérience. Il y a eu un moment dans ma vie où, moi aussi, j’avais perdu tout espoir et où j’avais désespérément besoin de l’aide de Dieu. Heureusement, le Saint-Esprit, notre Aide et notre Consolateur, m’a conduit à la parole de Dieu, et là, il a répondu à mon besoin. C’est pourquoi j’ai particulièrement à cœur que les chrétiens comprennent ce qu’est une véritable espérance et qu’ils la vivent, telle qu’elle est révélée dans les Écritures. Si, en ce moment, vous êtes inquiet ou craignez de perdre espoir, prenez courage. Ce que Dieu a fait pour moi, il peut le faire pour vous ! Je suis pleinement convaincu que l’espérance véritable peut de nouveau être ravivée dans votre cœur. Que Dieu utilise cet enseignement, La source de toute espérance, pour vous aider dans ce processus !
Trois vertus éternelles
Commençons la partie 3 de notre étude avec un bref aperçu de ce que nous avons abordé jusqu’ici. Dans nos deux premières parties, nous avons examiné de près la déclaration de Paul dans 1 Corinthiens 13:13 :
« Or maintenant ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour. » (Darby)
Dans le cadre de notre enseignement, nous nous sommes concentrés sur le produit de chacune de ces réalités permanentes : la foi produit des œuvres ou de l’action, sinon c’est une foi morte. L’amour produit un travail accompli pour les autres au prix de sacrifices. Et nous avons décrit les principaux résultats de l’espérance comme la fermeté, l’endurance et la persévérance.
J’ai également expliqué la relation étroite entre la foi et l’espérance, soulignant certaines distinctions importantes entre les deux. La foi est fondée sur la parole de Dieu, qui est invisible ; l’espérance est fondée sur la foi. La foi est dans le présent, c’est une substance que nous avons ici et maintenant. L’espérance, au contraire, regarde vers l’avenir. Mais la seule espérance valable est celle qui repose sur la foi actuelle. Toute autre forme d’espérance n’est qu’un souhait incertain ; elle peut se réaliser, mais il n’y a absolument aucune garantie. Permettez-moi de répéter ce point : la foi est dans le présent, l’espérance est dans l’avenir.
J’ai alors proposé ma propre définition de l’espérance, telle que je la crois présentée dans la Bible : l’espérance est une attente sereine et confiante du bien. L’espérance n’est pas seulement passive et sereine ; elle est également confiante. L’auteur de l’épître aux Hébreux évoque cette assurance lorsqu’il parle de rester fermement attachés à l’espérance dont nous nous glorifions (Hébreux 3:6).
Sur quoi devons-nous fixer notre espérance ?
Dans nos enseignements précédents, nous avons également appris que toute espérance, bien que fondée sur la foi actuelle, doit être tournée vers quelque chose dans l’avenir. Sur quoi devons-nous fixer notre espérance ? L’apôtre Pierre nous dit, en 1 Pierre 1:13, de placer toute notre espérance dans le retour de Christ. L’objectif ultime de toute espérance chrétienne est le retour de Jésus-Christ. Voici l’espérance bénie offerte à tous les véritables croyants. Nous pouvons avoir d’autres espoirs et des rêves moins importants, mais c’est cela l’espérance.
Faire du retour de Jésus notre objectif ultime aura deux effets principaux sur la façon dont nous vivons. Tout d’abord, cela nous motive à vivre de manière sainte. En parcourant le Nouveau Testament, nous découvrons que la principale consigne donnée par l’apôtre Paul au peuple de Dieu pour mener une vie sainte était d’attendre le retour de Jésus-Christ.
Le second effet que cette espérance du retour de Jésus aura sur nous est de nous libérer de la servitude du temps. Les gens de ce monde n’ont pas l’éternité en vue : ils sont enfermés dans une petite prison de quelques brèves années qui leur sont allouées. À cet égard, qui d’entre nous sait combien de temps il lui reste à vivre ? Pour ceux qui voient les choses ainsi, il n’y a rien au-delà de cette vie présente. Mais c’est différent pour un croyant en Jésus-Christ. Bien que nous vivions aussi dans le temps, notre espérance nous amène au-delà du temps, dans l’éternité. L’espérance dans le retour de Jésus nous libère de la prison du temps !
La source de l’espérance
Dans cette partie de notre série sur l’espérance, je veux apporter une réponse biblique à la question que j’ai posée au début de cette lettre : que pouvez-vous faire lorsque vous avez perdu tout espoir ?
Voici la première vérité que nous devons découvrir pour répondre à cette question : la source de toute espérance est l’amour de Dieu. Paul affirme cette vérité dans 2 Thessaloniciens 2:16-17 :
« Que notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, et Dieu notre Père, qui nous a aimés, et qui nous a donné par sa grâce une consolation éternelle et une bonne espérance, consolent vos cœurs, et vous affermissent en toute bonne œuvre et en toute bonne parole ! »
Quelles belles paroles, n’est-ce pas ? Lorsque nous méditons sur les paroles de ce verset, cinq aspects importants se dégagent :
L’amour de Dieu
La première vérité que nous voyons est ce que nous avons cité plus tôt : la source de l’espérance est l’amour de Dieu. Dieu nous a aimés et, par conséquent, il nous a donné « par sa grâce une consolation éternelle et une bonne espérance ». Rappelez-vous toujours : la puissance ultime de l’univers est l’amour de Dieu. Dieu est un Père, et quand nous connaissons Dieu comme Père, nous avons ce type d’espérance : c’est un don de son amour. Cette espérance naît d’une confiance dans l’amour et la fidélité invariables du Seigneur.
Par Christ
Deuxièmement, bien que la source de l’espérance soit l’amour de Dieu, elle nous vient par Jésus-Christ. Nous le savons parce que Paul mentionne non seulement Dieu notre Père, mais « le Seigneur Jésus-Christ lui-même ». Jésus est le seul canal par lequel l’amour et l’espérance qui viennent de Dieu peuvent entrer dans nos vies.
Par grâce
La troisième caractéristique de cette espérance est que c’est un don. Mais comment le recevons-nous ? Par grâce. Paul dit que Dieu nous a donné « par sa grâce une consolation éternelle et une bonne espérance ». Rappelez-vous : la grâce ne peut pas être méritée. Tout ce qui peut être mérité ne relève pas de la grâce. Les dons et les bénédictions qui nous viennent par grâce ne peuvent être reçus que par la foi. Vous devez donc recevoir cette espérance ; vous ne pouvez tout simplement pas chercher à la mériter. Elle ne s’obtient pas en essayant de déterminer si vous êtes suffisamment bon ou non, ni en cherchant en vous-même une raison logique d’espérer. L’espérance ne peut être reçue que comme un don de l’amour de Dieu, accordé par sa grâce.
Au-delà du temps
Quatrièmement, en parlant d’une « bonne espérance », Paul dit aussi que Dieu nous a donné une « consolation éternelle ». J’ai déjà affirmé ce point, mais il mérite d’être répété encore et encore, tant il est important : avec l’espérance vient une consolation qui va au-delà du temps.
Nos attentes, nos anticipations, nos satisfactions ne sont pas limitées à cette brève période de temps. Ce mot « éternelle » est un mot si riche, un mot si vaste. Cela signifie « ce qui n’est pas soumis au temps, ce qui n’est pas dans le temps, ce qui était avant le temps et sera après le temps ».
L’espérance éternelle nous libère de ce filet du temps qui nous emprisonne et nous fait vivre sur un autre plan : celui de l’éternité. Nous pouvons parcourir cette terre comme des rois, des reines et des princes parce que nous avons cette espérance. Nous ne sommes plus esclaves du temps car nous avons été libérés par le don de l’espérance, qui nous a été donné par la grâce de Dieu.
Pour la sainteté
Enfin, voici un point que nous avons noté précédemment, mais sur lequel il est important d’insister : l’espérance nous rend forts pour une vie sainte.
Après avoir parlé d’une consolation éternelle et d’une bonne espérance, Paul dit que Dieu consolera et affermira vos cœurs en toute bonne parole et en toute bonne œuvre.
Soyons honnêtes : une personne désespérée est une personne faible. Elle n’a aucune motivation réelle. Lorsque les choses deviennent difficiles, rien ne la pousse à tenir bon. Elle abandonne. Elle baisse les bras, hausse les épaules et dit : « Eh bien, je suppose que ça ne sert à rien. » Mais une personne qui possède l’espérance éternelle dont nous parlons a de la force et de la détermination. En cas de difficultés et de problèmes, elle persévère. Elle tient ferme. Dieu affermit son cœur par cette espérance.
Permettez-moi de récapituler brièvement les cinq points que nous avons notés dans ce passage de Thessaloniciens :
- La source de l’espérance est l’amour de Dieu.
- Elle nous vient par Christ.
- Elle est donnée par grâce.
- Elle est éternelle.
- Elle nous affermit pour une vie sainte.
Libéré pour vivre
Pour terminer cette lettre d’enseignement, je veux souligner à nouveau la nature éternelle de l’espérance en examinant les paroles de Paul dans Romains 14:7-9 :
« En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même. Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. »
Nous ne vivons ni ne mourons uniquement pour nous-mêmes. Être à ce point centré sur soi, c’est être très seul, et notre monde est plein de personnes seules. Elles sont prisonnières d’elles-mêmes. Elles vivent pour elles-mêmes et meurent seules. Elles n’attendent rien d’autre. Elles n’ont pas d’autres centres d’intérêt, et leurs préoccupations ne vont pas au-delà d’elles-mêmes. Elles sont enfermées dans la prison du moi.
Mais par Christ, nous sommes libérés de cette prison ! Paul dit que nous ne vivons pas pour nous-mêmes, que nous ne mourons pas pour nous-mêmes. Nous vivons pour Christ et nous mourons en Christ. « Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. » Ainsi, la mort n’a pas de véritable domination sur nous. Elle ne nous inspire aucune terreur. Elle est simplement une libération qui nous fait accéder à une vie plus élevée.
Les questions ultimes de la vie et de la mort
Nous devons comprendre que Christ a apporté une réponse aux questions fondamentales auxquelles nous sommes confrontés : la vie et la mort. Pour ceux qui adhèrent à une religion, à une foi ou à une philosophie incapable de répondre aux questions de la vie, puis de la mort, ce système de croyance est totalement inadapté aux besoins humains, car chacun de nous est confronté à la vie et à la mort. Cette vérité — Jésus est mort, il est ressuscité d’entre les morts et il est devenu le Seigneur des vivants et des morts — nous libère de l’emprise de notre moi, du temps et de nos préoccupations centrées sur nous-mêmes.
Nous ne vivons pas pour nous-mêmes. Nous vivons pour Christ, et si nous mourons, nous mourons pour Christ. Il est là pour nous accueillir ; nous lui appartenons. Dieu a pris la responsabilité de s’occuper de nous. Nous n’avons pas à porter le fardeau de tout organiser, de pourvoir à tout et de tout gérer par nous-mêmes. Notre vie est sous la responsabilité du Seigneur.
Pour conclure, regardons les paroles du psalmiste David dans le Psaume 17:15, qui résume si bien cette attente. Il dit :
« Moi, je verrai ta face en justice ; quand je serai réveillé, je serai rassasié de ton image. » (Traduction révisée, Bibles et Publications Chrétiennes)
Vous voyez, il y a une espérance qui s’étend au-delà de la tombe. David dit : « Je vais m’endormir dans la mort. Mais il y a un jour, un moment à venir, où je me réveillerai. Je verrai son visage. Je serai revêtu de sa justice. Et je serai rassasié. »
Rassasié ! Quel mot puissant ! Quand je médite sur l’Écriture que nous venons de citer, j’aime me le répéter encore et encore : « Rassasié… rassasié… pleinement rassasié. Je serai rassasié. »
Vous voyez, voilà mon espérance. Voilà mon espérance dans la vie, et voilà mon espérance dans la mort. Voilà l’espérance qui m’a libéré du temps et de toutes ses petites préoccupations et de tous ses soucis, m’a libéré de ma propre petitesse, de mes propres incapacités — de mes propres faiblesses et de mes frustrations. Je ne suis pas enfermé dans cette prison. Qu’est-ce qui m’a libéré ? L’espérance ! Oh, combien je remercie Dieu pour cette espérance !
Paroles d’espérance
Vous voudrez peut-être vous joindre à moi pour remercier le Seigneur pour l’espérance qui nous comble tant. Mais il est possible que vous vous sentiez comme la personne désespérée décrite plus haut dans cet enseignement. Vous sentez-vous faible et vide ? Vous vous entendez dire « C’est inutile » ? Permettez-moi de vous rassurer : vous n’êtes pas seul(e). Quand j’étais dans cette situation, j’ai crié à Dieu dans mon désespoir et il a répondu à mon besoin.
Voulez-vous prier avec moi maintenant ? Tournons-nous ensemble vers la parole de Dieu et élevons notre prière en nous appuyant sur le verset que nous avons étudié précédemment :
Prayer Response
Père, je te remercie pour la promesse d’une espérance qui peut me libérer. Je veux la recevoir de toi. Je me tourne maintenant vers ta parole et, avec foi, je déclare ceci : ton amour est la source de mon espérance. L’espérance me vient par Jésus-Christ. C’est un don qui m’est accordé par grâce. L’espérance est éternelle et elle me donnera la force de mener une vie sainte. Je te remercie, Seigneur, car tandis que je prononce ces paroles, tu insuffleras une nouvelle espérance dans mon cœur. Je te fais confiance, à toi et à toi seul, pour répondre à mon besoin. Merci, Seigneur, pour cette espérance qui libère. Amen.

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