L’espérance fait partie du salut (4/5)

Derek Prince
Published: 2017
Last Updated: novembre 2026
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Le désespoir prive de confiance en l’avenir, mais l’espérance biblique fait partie du salut en Christ. Cette lettre montre qu’elle repose sur la résurrection de Christ, soutient la persévérance et oriente les croyants vers la gloire grâce à Christ qui vit en eux.
Dans chacune de mes introductions précédentes de cette série, j’ai brièvement abordé ma lutte personnelle contre le désespoir. Bien qu’étant un chrétien mature et un enseignant biblique, je n’ai pas été à l’abri de ce genre de souffrance. Pas surprenant si de nombreux chrétiens se trouvent aujourd’hui dans la même lutte désespérée.
Le désespoir est l’une des conditions les plus tristes de l’expérience humaine, mais je crois qu’il est possible d’expérimenter une réelle espérance biblique. Pourquoi ? Parce que l’espérance fait partie de notre salut en Jésus-Christ par la puissance du Saint-Esprit ! À partir des Écritures et de ma propre expérience, je vais vous parler de ce sujet dans cette quatrième partie de notre série en 5 parties sur l’espérance.
Sept vérités essentielles
Commençons par résumer brièvement les sept faits bibliques que nous avons établis dans les parties précédentes sur ce thème. Tout d’abord, il y a trois réalités spirituelles qui demeurent dans la vie chrétienne : la foi, l’espérance et l’amour. Chacune est indispensable pour une vie chrétienne efficace. Deuxièmement, l’espérance est produite par la nouvelle naissance ; nous sommes nés de nouveau dans une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts. Le troisième fait est exprimé par la déclaration : « L’espérance est fondée sur la résurrection du Christ ». Quatrièmement, l’espérance attend avec impatience le retour de Christ. Telle est l’espérance bénie qui est devant tous les vrais chrétiens. Cinquièmement, la source de l’espérance est l’amour de Dieu. Sixièmement, l’espérance biblique nous motive à une vie sainte. Septièmement, ce genre d’espérance produit des chrétiens confiants et radieux.
Ces vérités sont extrêmement importantes ; je vais donc les énumérer à nouveau pour mémoire :
- Tout d’abord, il y a trois réalités qui demeurent dans la vie chrétienne : la foi, l’espérance et l’amour.
- L’espérance est produite par la nouvelle naissance.
- L’espérance est fondée sur la résurrection du Christ.
- L’espérance attend le retour du Christ.
- La source de l’espérance est l’amour de Dieu.
- L’espérance nous motive à vivre une vie sainte.
- L’espérance produit des chrétiens confiants et radieux.
Une vérité surprenante
Dans ce message, je vais expliquer pourquoi l’espérance est un élément essentiel du salut. La plupart des chrétiens issus d’une confession chrétienne ont plus ou moins conscience qu’on ne peut pas être sauvé sans la foi. Nous connaissons tous la fameuse déclaration biblique : « Le juste vivra par la foi ». Cela est tout à fait vrai. Cependant, cela vous surprendra peut-être d’apprendre que ce n’est pas toute la vérité. Ce que je veux souligner dans cette partie, c’est qu’on ne peut pas non plus être sauvé sans espérance. L’espérance est également un élément essentiel du salut.
Voici ce que dit Paul dans Romains 8:24-25 :
« Car c’est en espérance que nous avons été sauvés [ou : « nous avons été sauvés par l’espérance »]. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance : ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore ? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance. » (Romains 8:24-25, Colombe ; précision entre crochets de Derek Prince)
Ce verset nous rappelle un point important soulevé précédemment dans cette série concernant la relation entre la foi et l’espérance. La foi concerne le présent, mais l’espérance se tourne vers l’avenir. Ici, Paul dit que nous avons été sauvés en espérance, ou par l’espérance. En d’autres termes, l’espérance ne prend pas la place de la foi, mais c’est une partie essentielle du salut. Sans espérance, nous n’avons pas véritablement le salut.
Paul poursuit en soulignant que l’espérance produit de la persévérance. Il dit : « Si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance. » La persévérance est aussi une partie essentielle de notre salut. De nombreux passages de l’Écriture soulignent que nous devons persévérer dans notre foi jusqu’à la réalisation de cette foi. Donc, l’espérance (et avec elle, la persévérance) est essentielle au salut.
Un mystère dévoilé
Paul clarifie cette vérité — l’espérance est essentielle au salut — dans un autre passage de ses écrits. Je considère Colossiens 1:25-27 comme l’un des plus beaux et passionnants passages du Nouveau Testament. Et croyez-moi, il y a beaucoup de passages magnifiques et passionnants dans le Nouveau Testament ! C’est ce que Paul dit :
« C’est d’elle [l’Église] que je suis devenu serviteur. J’ai été chargé par Dieu de vous annoncer pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et à toutes les générations, mais dévoilé maintenant à ses saints, à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, c’est-à-dire : Christ en vous, l’espérance de la gloire. » (Colossiens 1:25-27, Colombe ; précision entre crochets de Derek Prince)
Insistons sur ce dernier verset en le répétant :
« À qui [les saints de Dieu] Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, c’est-à-dire : Christ en vous, l’espérance de la gloire. » (Colossiens 1:27, Colombe ; précision entre crochets de Derek Prince)
Dans ce passage, Paul nous dit qu’il a été chargé par Dieu d’annoncer à son peuple (l’Église) la parole de Dieu dans sa plénitude. Il poursuit ensuite pour expliquer ce que signifie la plénitude de la parole de Dieu : la présentation complète de la vérité de la parole de Dieu implique un mystère qui a été gardé caché de tout temps et à toutes les générations.
À l’époque du Nouveau Testament, le mot grec « mystère » avait une signification particulière. Il y avait certaines « religions à mystères » auxquelles les gens étaient initiés par des rites secrets. Seules les personnes qui étaient passées par les rites secrets et l’initiation étaient autorisées à entrer dans ces religions. Donc, le mot « mystère », tel que Paul l’utilise, ne désigne pas quelque chose qui ne peut jamais être compris. Plus exactement, il désigne quelque chose qui ne peut être compris que par les initiés — ceux qui ont rempli la condition pour accéder à cette compréhension.
En utilisant ce terme, Paul révèle que la foi chrétienne contient un mystère — quelque chose qui a été caché pendant des siècles et des générations. Tous les grands hommes d’autrefois, tous les philosophes, tous les hommes sages, tous les rois et conquérants n’ont jamais connu ce mystère. Il nous était réservé pour ce temps présent. Paul dit que ce qui a été caché est maintenant dévoilé aux saints. Cela ne vous enthousiasme-t-il pas ? N’avons-nous pas le privilège d’être parmi ceux à qui ce mystère — qui n’avait jamais été révélé auparavant, même aux hommes les plus sages — est maintenant dévoilé ?
Trois petits mots : « Christ en vous »
Dieu veut faire connaître la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens. Plus littéralement en grec : « la richesse de la gloire de ce mystère ». Paul manque presque de mots en essayant d’expliquer à quel point ce mystère est passionnant. Quel est le mystère ?
La réponse à cette question n’est pas présentée dans un grand traité philosophique avec des mots longs et compliqués que la plupart des gens ne peuvent pas comprendre. J’étais un philosophe professionnel, donc j’apprécie particulièrement la simplicité des Écritures. Je me rappelle avoir lu les travaux du philosophe Emmanuel Kant, où une phrase s’étendait parfois sur deux pages sans point. Heureusement, ce n’est pas la façon dont la Bible révèle des mystères. Le mystère glorieux que nous recherchons se révèle en trois petits mots.
Quel est le mystère ? « Christ en vous ». C’est la vérité la plus enthousiasmante qui puisse être révélée à l’humanité ! Par l’Esprit Saint, le Christ, le Fils éternel de Dieu, peut être en nous. En nous en tant qu’individus, parmi nous en tant que peuple de Dieu. Voilà l’espérance de la gloire.
Quelle est l’espérance de la gloire ? Christ en vous. Christ en moi. Voilà le secret, le mystère que Dieu nous a réservé. Ne vous sentez-vous pas privilégié ? Cela ne vous enthousiasme-t-il pas quand vous y pensez ? Pouvez-vous réaliser ce que signifie avoir Christ en vous ? Cela signifie que vous avez l’espérance de la gloire.
Pour chaque personne, deux possibilités seulement
Qu’en est-il de ceux qui n’ont pas Christ en eux ? Cela contraste nettement avec ce que ce glorieux mystère signifie pour nous en tant que croyants. Regardons la description frappante de Paul de la condition de ceux qui sont en dehors du Christ. Dans Éphésiens 2:11-12, Paul écrit aux non-Juifs. Il leur rappelle de ne pas oublier ce qu’était la vie sans Christ :
« Souvenez-vous donc de ceci : autrefois, vous, païens dans la chair, traités d’incirconcis par ceux qui se disent circoncis et qui le sont dans la chair et par la main des hommes, vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. » (Éphésiens 2:11-12, Colombe)
S’il vous plaît, prêtez une attention particulière à cette horrible liste de points négatifs. Quels termes cruels ! « Sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse. » Avez-vous déjà vécu comme étranger dans un pays qui n’était pas le vôtre ? Je l’ai vécu, et je sais ce que c’est d’être un étranger. Vous n’avez pas vraiment votre place. C’est ce que Paul dit à propos de ceux qui sont sans Christ : ils sont des étrangers, ils n’ont pas leur place. Mais les deux dernières phrases sont, je pense, les plus tragiques : « sans espérance et sans Dieu ».
Permettez-moi de répéter ces phrases. Je veux les graver dans votre pensée. Peut-être êtes-vous dans cette catégorie — dans la condition qu’elles décrivent. Dans l’affirmative, vous devez y prêter encore plus attention :
Sans Christ
Privés du droit de cité en Israël
Étrangers aux alliances de la promesse
Sans espérance, et…
Sans Dieu dans le monde
Pour chaque personne, il n’y a que deux conditions possibles : si vous avez Christ en vous, vous avez l’espérance de la gloire. Mais si vous êtes sans Christ, vous êtes sans espérance et sans Dieu.
La nécessité de l’espérance
Maintenant, nous pouvons réaliser pourquoi il est si essentiel de savoir que l’espérance fait partie de notre salut ! Sans espérance, nous n’avons pas Christ. Sans Christ, nous n’avons pas de salut.
L’espérance n’est pas seulement une partie accessoire du salut. C’est un élément essentiel du salut. Nous sommes sauvés en espérance ; nous sommes sauvés par l’espérance. L’espérance est fondée sur la foi qui apporte le salut, mais elle est une partie essentielle du salut dans son ensemble. Si nous n’avons pas cette espérance, nous sommes sans Christ. Et si nous sommes sans Christ, nous sommes sans Dieu. Nous sommes étrangers. Nous sommes exclus. Nous sommes séparés. Nous sommes sans espérance. Quelle condition terrible !
Grâces soient rendues à Dieu : il n’est pas nécessaire que quiconque entend ce message demeure dans cette condition. Si vous donnez votre vie à Dieu et que vous recevez Christ, vous ne serez pas sans Christ. Alors, vous saurez très vite ce que cela signifie d’avoir en vous l’espérance de la gloire. Puisse le Seigneur aider chacun de nous à être sûr de son salut !
Et vous ? Alors que vous lisez ce message, cela vous donne-t-il envie de confirmer que vous avez Christ en vous ? Voulez-vous expérimenter cette « espérance de gloire » dont nous avons parlé ?
Il se peut que vous n’ayez pas encore pris la décision de recevoir Jésus-Christ et l’espérance qu’il apporte. Ou vous avez peut-être pris cette décision, mais souhaitez la confirmer et recevoir l’espérance que Jésus promet.
Quelle que soit votre situation, vous pouvez entrer avec certitude dans cette espérance mystérieuse et glorieuse en priant ainsi :
Prayer Response
Seigneur Jésus, je veux te recevoir pleinement dans ma vie dès maintenant. Viens en moi et remplis tout mon être de ton espérance, l’espérance de la gloire. Je t’ouvre maintenant mon cœur plus pleinement que jamais auparavant. Merci d’être venu en moi et d’avoir fait en sorte que je ne sois plus jamais sans espérance ni sans Dieu dans le monde. Au nom de Jésus. Amen.

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