L’Esprit saint éternel, omniscient et omniprésent

Derek Prince
Published: 2019
Last Updated: novembre 2026
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Le Saint-Esprit est éternel, connaît toutes choses et est présent partout. En s’appuyant sur l’épître aux Hébreux, les Psaumes et l’enseignement de Paul, Derek Prince montre comment, par l’Esprit, Dieu se rend présent auprès de chacun et le connaît intimement. Ces vérités nous assurent que Dieu n’est jamais surpris ni absent de la vie de son peuple.
En tant que chrétiens, nous comprenons que l’amour pour Dieu est fondamental pour toute vie spirituelle. Nous pouvons connaître et aimer Dieu comme notre Père et Jésus, son Fils, comme notre frère aîné — les deux premières personnes de la divinité. Mais lorsqu’il s’agit de connaître et d’aimer l’Esprit saint, comment pouvons-nous entrer en relation avec cette personne mystérieuse, la troisième personne de la Trinité ?
Comme je l’ai indiqué dans ma lettre précédente, l’objectif de cette série de lettres d’enseignement, intitulée « Qui est le Saint-Esprit ? », est de vous aider à comprendre qui est l’Esprit saint. Mon souhait est que, tandis que nous étudions ensemble les Écritures, vous grandissiez dans la connaissance, l’émerveillement et l’amour à son égard. Dans cette deuxième lettre de notre série, nous allons examiner trois adjectifs particulièrement riches de sens qui s’appliquent à l’Esprit saint : éternel, omniscient et omniprésent.
Éternel
Ma relation personnelle avec l’Esprit saint a commencé il y a de nombreuses années, au tout début de ma découverte du christianisme. À la fin de l’un des premiers cultes pentecôtistes auxquels j’avais assisté, le prédicateur m’avait demandé : « Croyez-vous être pécheur ? » Or, à cette époque, j’étais philosophe de profession et je venais juste d’achever ma thèse portant sur les définitions à l’université de Cambridge. J’avais donc immédiatement passé en revue mentalement les différentes définitions possibles du mot « pécheur ». Elles s’appliquaient parfaitement à moi ! Aussi lui avais-je répondu : « Oui, je crois que je suis pécheur ! »
Le prédicateur m’avait alors demandé : « Croyez-vous que Christ soit mort pour vos péchés ? » J’avais réfléchi un moment et lui avais répondu : « À dire vrai, je ne vois pas en quoi la mort de Jésus-Christ, il y a dix-neuf siècles, a quelque chose à voir avec les péchés que j’ai commis durant toute ma vie. »
Le prédicateur avait assez de sagesse pour ne pas entrer dans un débat avec moi, mais je suis certain qu’il pria pour moi. Quelques jours plus tard, je fis une rencontre puissante avec le Seigneur Jésus-Christ. Ce fut une rencontre qui changea entièrement le cours de ma vie. La Bible, notamment, devint pour moi une parole vivante et pleine de sens.
Quelque temps après, je lus dans Hébreux 9:14 que « Christ […] par l’Esprit éternel s’est offert lui-même sans tache à Dieu ». C’est alors que, tout à coup, je saisis l’importance du mot « éternel ». Sa signification dépasse de beaucoup celle d’une durée extrêmement longue. Cet adjectif dénote une existence au-dessus et au-delà des limites du temps, qui comprend simultanément le passé, le présent et le futur.
Lorsque Jésus s’est offert lui-même sur la croix, son sacrifice ne s’est pas limité à l’époque où il est mort. Par l’Esprit éternel, son sacrifice couvre les péchés de tout être humain, en tout temps — passé, présent et futur. Je compris alors que son sacrifice incluait les péchés que j’avais commis dix-neuf siècles après sa mort.
D’âge en âge
L’adjectif grec utilisé pour le mot « éternel » possède un sens extrêmement vaste. Il dérive du nom grec aion, à l’origine du mot français « éon ». Un éon est une mesure du temps ; ce mot apparaît dans diverses expressions, comme le montrent les traductions bibliques littérales suivantes :
Hébreux 7:24 : « Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible. » (Segond 1910) Dans la Young’s Literal Translation anglaise (YLT), l’expression rendue ici par « éternellement » est littéralement « pour l’âge ». Il s’agit de la durée de l’âge présent. La NKJV anglaise emploie ici l’équivalent de « parce qu’il demeure pour toujours ».
Jude 25 : « … dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles ! » (Darby) La Darby anglaise emploie ici le terme « âge », au singulier puis au pluriel. La NKJV anglaise rend ce passage par l’équivalent de « maintenant et pour toujours ».
Galates 1:5 : « auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! » (Darby) Dans la YLT anglaise, l’expression est littéralement « aux âges des âges ». La NKJV anglaise emploie l’équivalent de « pour toujours et à jamais ».
Il est évident pour moi que certaines traductions anglaises ne laissent même pas entrevoir la profondeur du sens des expressions grecques. Ces expressions — et d’autres semblables — m’inspirent un immense respect. Elles sont comme une petite goutte d’eau suspendue au-dessus d’un abîme sans fond qui sépare deux montagnes trop hautes pour que je puisse les gravir. Ma pensée ne peut pleinement comprendre qu’il puisse exister ne serait-ce qu’un âge composé d’âges, encore moins des âges composés de tels âges. Cependant, l’Esprit saint éternel les renferme tous, depuis le passé incommensurable jusqu’au futur tout aussi incommensurable.
Je commençai à comprendre d’une manière nouvelle le titre sous lequel Dieu est adoré sans cesse dans les cieux :
« Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui [éternellement] était, qui est et qui vient ! » (Apocalypse 4:8, Colombe ; précision entre crochets de Derek Prince)
Omniscient
L’omniscience de l’Esprit saint est étroitement liée à sa nature éternelle. Dans 1 Jean, l’apôtre nous présente une révélation profonde et pourtant simple : Dieu connaît toutes choses.
« Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. » (1 Jean 3:20)
Il n’est rien que Dieu ne connaisse. Du plus petit insecte sur la terre jusqu’à l’étoile la plus éloignée dans l’espace, il n’existe rien que Dieu ne connaisse complètement.
Dieu connaît même sur nous des choses que nous ignorons nous-mêmes. Par exemple, il connaît le nombre de cheveux que nous avons chacun sur la tête. « Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés. » (Matthieu 10:30)
Dieu connaissait le nombre d’habitants de la ville de Ninive — cette grande ville dans laquelle vivaient plus de cent vingt mille personnes (Jonas 4:11). Il connaissait et contrôlait également la croissance de la plante qui protégeait Jonas de son ombre, ainsi que l’action du ver qui la fit flétrir.
« L’Éternel Dieu fit pousser une plante qui s’éleva au-dessus de Jonas… mais le lendemain à l’aurore, Dieu fit venir un ver qui la rongea, et la plante sécha. » (Jonas 4:6-7, Segond 21)
Dans 1 Corinthiens 2:9-10, Paul parle de « Ce que l’œil n’a pas vu, Ce que l’oreille n’a pas entendu, Et ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme ». Puis il poursuit : « À nous, Dieu nous l’a révélé par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. » (Colombe)
L’Esprit saint ne sonde pas seulement les plus grandes profondeurs ; il atteint aussi les hauteurs les plus élevées de tout ce qui était, de tout ce qui est et de tout ce qui doit venir. Sa connaissance est infinie et sans limites. Il nous connaît aussi dans ce que nous avons de plus intime, et il veut que nous le connaissions ! C’est à la lumière de cette connaissance infinie que vous et moi devons être prêts à rendre compte de nous-mêmes à Dieu : « Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. » (Hébreux 4:13)
Dieu maîtrise tout
Lorsque nous comprenons toute l’étendue de la connaissance de Dieu — et particulièrement de sa prescience —, cela nous donne l’assurance que, quoi qu’il arrive, Dieu n’est jamais pris par surprise. Il n’existe aucune situation de panique ou d’urgence dans le royaume des cieux. Non seulement Dieu connaît la fin depuis le commencement, mais il est lui-même à la fois le commencement et la fin. (Apocalypse 21:6) Il maîtrise toujours pleinement la situation.
Plus particulièrement, Dieu connaît ceux qu’il a choisis afin qu’ils soient avec lui dans l’éternité.
« Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin qu’il soit le premier-né d’un grand nombre de frères. » (Romains 8:29, Colombe)
Et si, par la miséricorde et la grâce de Dieu, nous atteignons cette destination glorieuse et éternelle, Jésus ne nous accueillera jamais en disant : « Je ne m’attendais vraiment pas à te voir ici ! » Il dira plutôt : « Mon enfant, je t’attendais. Nous ne pouvions nous mettre à table pour le festin des noces sans toi. »
À ce glorieux banquet, je crois que chaque place portera le nom de la personne pour laquelle elle a été préparée. Et jusqu’à ce que le nombre des rachetés soit complet, Dieu attend avec une patience étonnante, « ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance ». (2 Pierre 3:9)
Omniprésent
Examinons maintenant le troisième attribut important qui s’applique à l’Esprit saint : l’omniprésence. Lorsque nous disons que Dieu est omniprésent, cela signifie qu’il est présent partout au même moment. Dans Jérémie 23:23-24, Dieu lui-même affirme ceci :
« Ne suis-je un Dieu que de près, dit l’Éternel, et ne suis-je pas aussi un Dieu de loin ? Quelqu’un se tiendra-t-il dans un lieu caché, sans que je le voie ? dit l’Éternel. Ne remplis-je pas, moi, les cieux et la terre ? dit l’Éternel. » (Jérémie 23:23-24, Segond 1910)
Comment cela est-il possible ? Nous savons que Dieu siège sur son trône dans les cieux, avec Jésus à sa droite. Comment peut-il alors remplir les cieux et la terre de sa présence ?
Dans le Psaume 139:7-12, David donne la réponse. Il pose d’abord cette question :
« Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? » (v. 7, Segond 1910)
Cela révèle que c’est par son Esprit que Dieu se rend présent partout au même moment. Puis David développe cette pensée avec des détails très vivants :
« Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. Si je prends les ailes de l’aurore et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira. Si je dis : Au moins les ténèbres me couvriront, la nuit devient lumière autour de moi ; même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, la nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière. » (Psaume 139:8-12)
Où que nous allions, Dieu est là par son Esprit — invisible, souvent imperceptible, mais à qui nul n’échappe. Pour la personne qui ne croit pas, cette pensée peut être terrifiante. Mais pour le croyant, elle constitue une assurance réconfortante et fortifiante. Où que nous nous trouvions, « là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira ». (Psaume 139:10)
Dans le Nouveau Testament, Jésus lui-même nous donne cette assurance : « Je ne te délaisserai pas et je ne t’abandonnerai pas. » (Hébreux 13:5) À certains moments, nous ne sommes peut-être pas conscients de sa présence. Mais, par son Esprit saint, il est là. Notre environnement peut paraître totalement sombre, mais, comme David l’a dit, « même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi ». (Psaume 139:12)
Vous et moi devons cultiver une sensibilité intérieure à l’Esprit saint qui ne dépende pas des preuves fournies par nos sens physiques. Lorsque nos sens ne nous disent rien de sa présence, ou même lorsqu’ils semblent la nier, il devrait exister, au plus profond de notre propre esprit, un lieu où nous restons continuellement conscients de la présence de l’Esprit saint. Alors, nous comprendrons mieux pourquoi il est appelé « le Consolateur » (Comforter dans la KJV) ou « l’Aide » (Helper dans la NKJV). (Voir Jean 14:26.)
Il n’existe pas de meilleure façon de terminer cette lettre que de remercier le Père de nous avoir envoyé l’Esprit saint. Voulez-vous vous joindre à moi dans la prière suivante ?
Prayer Response
Père céleste, merci de m’avoir envoyé le Saint-Esprit, mon Consolateur et mon aide. Même lorsque je ne ressens pas sa présence, je te remercie parce qu’il est toujours avec moi, qu’il me fortifie et me rassure par sa présence. Merci pour sa puissance et sa protection sur ma vie et sur ceux que j’aime. Père, je te demande maintenant de me permettre d’entrer dans une relation plus profonde avec le Saint-Esprit. Aide-moi à l’aimer et à l’honorer comme je le devrais. Je te remercie d’avance d’exaucer ma prière, car je te présente toutes ces demandes au nom de ton précieux Fils, Jésus. Amen.

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