Un cœur parfait envers Dieu - Partie 1

Derek Prince
Published: 2001
Last Updated: octobre 2026
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Un cœur parfait envers Dieu ne signifie pas être moralement irréprochable, mais lui être entièrement fidèle, rejeter les autres dieux et se détourner du mal. Cette lettre d’enseignement s’appuie sur Abraham, Job et David pour distinguer la crainte de Dieu de la peur naturelle, de la peur démoniaque, de la peur religieuse et de la crainte de l’homme.
« Car les yeux de l’Éternel parcourent toute la terre, afin qu’il se montre fort, en faveur de ceux qui sont d’un cœur parfait envers lui. » (2 Chroniques 16:9, Darby)
L’Esprit du Seigneur parcourt la terre entière en recherchant une certaine catégorie de personnes, celles dont le cœur est parfait envers Dieu. Lorsque le Saint-Esprit trouve de telles personnes, Dieu se fait un plaisir de se montrer fort en leur faveur et de manifester ouvertement sa puissance et son approbation dans leur vie personnelle et leur ministère. Il attend le moment d’agir ouvertement avec puissance et bénédiction.
Un cœur parfait envers Dieu
Abram et Job sont deux personnages bibliques dont il est dit qu’ils avaient un tel cœur. Dans Genèse 17:5, nous lisons que Dieu changea le nom d’Abram en « Abraham », en disant : « car je te rends père d’une multitude de nations ». Mais avant que son nom ne soit changé, nous lisons dans Genèse 17:1 :
« Et Abram était âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans ; et l’Éternel apparut à Abram, et lui dit : Je suis le Dieu Tout-Puissant ; marche devant ma face, et sois parfait. » À ce moment-là, Abram marchait avec Dieu depuis vingt-quatre ans, Dieu l’ayant appelé lorsqu’il avait soixante-quinze ans. Voici qu’il atteignait maintenant l’apogée de sa croissance spirituelle, le moment où Dieu allait accomplir de façon glorieuse et merveilleuse les promesses par lesquelles il l’avait fait sortir d’Ur en Chaldée de nombreuses années auparavant. Abram se trouvait face à un nouveau défi de la part de Dieu. Dans le fond, voici ce que Dieu disait : « À partir de maintenant, mes yeux seront sur toi d’une façon toute particulière. Je vais regarder chacun de tes mouvements, écouter chacune de tes paroles. Ce que je te demande, c’est que tout ce que tu fais soit fait dans une attitude d’obéissance parfaite, de foi et d’engagement envers moi. »
Abraham est aussi appelé le père de tous ceux qui croient (voir Romains 4:11-12). En d’autres termes, sa vie et sa foi sont un modèle pour tous les croyants. Je crois que ce que Dieu demande à chacun d’entre nous se trouve dans les paroles adressées à Abram : « Marche devant ma face et sois parfait ; et je mettrai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai extrêmement. » (Genèse 17:1-2)
Nous approchons tous de l’accomplissement final du dessein de Dieu pour les siècles. Son message pour chaque personne qui prendra sa place dans ce que Dieu accomplit est : « Marche devant ma face et sois parfait. »
Dans le livre de Job, nous découvrons un autre homme dont le cœur était parfait envers Dieu. Les amis de Job ne disaient pas beaucoup de bien de lui, mais ce qui m’intéresse surtout, c’est de savoir ce que le Seigneur dit de Job à Satan :
« As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre [parfait] et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. » (Job 1:8, LSG)
Nous pouvons donc dire que la perfection envers Dieu consiste en une attitude correcte envers Dieu et une attitude correcte envers le mal. Avoir un cœur parfait envers Dieu exclut toute neutralité. Vous ne pouvez faire aucun compromis avec ce qui lui est désagréable ; vous devez vous engager totalement à lui obéir, quel qu’en soit le prix. Et souvenez-vous-en : il y a un prix à payer pour être approuvé de Dieu !
Si nous lisons les livres des Rois et des Chroniques, nous voyons que les rois étaient plus ou moins évalués selon que leur cœur était ou non parfait envers Dieu. Il est dit d’Asa, de Josaphat, d’Ézéchias et d’autres qu’ils avaient un cœur parfait envers Dieu. Mais le grand exemple d’un homme dont le cœur était parfait envers Dieu reste David : il était l’étalon de mesure auquel les autres rois étaient comparés.
N’oubliez pas que nous parlons non pas d’un cœur qui est parfait, mais d’un cœur parfait envers Dieu. David n’a pas toujours été moralement parfait. Comme vous le savez, il a commis l’adultère. Bien entendu, l’Écriture n’approuve pas l’adultère. Il ne s’agit pas ici de perfection morale, mais plutôt de l’attitude de David envers Dieu.
Dans Exode 20:1-3, nous trouvons la première exigence pour avoir un cœur parfait envers Dieu : « Et Dieu prononça toutes ces paroles, disant : Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. Tu n’auras point d’autres dieux devant ma face. » (Exode 20:1-3) Être parfait envers Dieu signifie ne pas avoir d’autres dieux devant lui. La véritable question pour David comme pour nous est celle-ci : « Qui est ton Dieu ? »
Cette même question fondamentale, « Qui est ton Dieu ? », fut de nouveau posée à Israël par Moïse dans le Deutéronome, juste avant son entrée dans la terre promise. La réponse du peuple à cette question détermina sa destinée. Plus tard, quand le Saint-Esprit descendit sur Israël lors du sacrifice d’Élie au mont Carmel, tout ce qu’ils eurent besoin de dire fut : « C’est l’Éternel qui est Dieu ! » (1 Rois 18:39) Quand vous pouvez dire cela, vous pouvez avoir des problèmes, faire des erreurs ou même commettre des péchés, mais vous finirez par triompher.
Cela nous conduit à nous examiner nous-mêmes par rapport à cette question fondamentale. Nous devons nous demander : « Comment savoir qui est notre Dieu ? » Dans Genèse 31:41, Jacob dit à Laban : « Tu as changé dix fois mon salaire. » Mais Dieu ne permit pas à Laban de s’en tirer ainsi. Jacob poursuivit : « Si le Dieu de mon père, le Dieu d’Abraham et la frayeur d’Isaac, n’eût été pour moi, certes, tu m’eusses maintenant renvoyé à vide. » (Genèse 31:42) Remarquez les termes utilisés : « le Dieu d’Abraham et la frayeur d’Isaac ». Jacob utilise la description « la frayeur d’Isaac » quand il parle du Dieu d’Isaac. Ce qui signifie, par essence : ce que vous craignez est votre dieu !
Certaines personnes font du cancer leur dieu. Elles ont si peur du cancer qu’elles le craignent plus qu’elles ne craignent Dieu. De la même façon, ceux qui se plongent dans la sorcellerie, la divination et les pratiques occultes sont à ce point asservis par la peur de ces puissances sataniques que celles-ci deviennent leur dieu. Je ne veux rien craindre si ce n’est le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ! Si une personne craint réellement Dieu, c’est tout ce qu’elle a besoin de craindre dans la vie.
Définir la crainte du Seigneur
Pour définir la crainte du Seigneur, je voudrais d’abord souligner quatre sortes de craintes qui ne sont pas la crainte du Seigneur.
1. La peur naturelle
Dans certaines situations, il est naturel d’avoir peur. Par exemple, une personne conduit sur une route à grande circulation, un pneu éclate, la voiture dévie de la route et termine sa course dans un fossé. Il est naturel d’éprouver de la peur dans une telle situation. Ce n’est pas la crainte du Seigneur, mais ce n’est pas mauvais non plus. En fait, cette sorte de peur est une forme de protection. La peur et la douleur sont deux mécanismes que Dieu a placés en l’homme pour le protéger. Si vous mettez la main dans de l’eau brûlante, la douleur que vous ressentez vous pousse à la retirer. Sans cette douleur, votre main serait brûlée. Il existe donc une douleur naturelle et une peur naturelle qui sont des mécanismes de protection donnés par Dieu.
2. La peur démoniaque
« Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte. » (2 Timothée 1:7) La caractéristique de cet esprit nous est donnée dans 1 Jean 4:18 : « La crainte porte avec elle du tourment. » Le démon de la peur tourmente ; la crainte du Seigneur ne tourmente pas.
3. La peur religieuse
Cette sorte de crainte est enseignée par l’homme. Dans Ésaïe 29:13, nous lisons : « Et le Seigneur dit : Parce que ce peuple s’approche de moi de sa bouche, et qu’ils m’honorent de leurs lèvres, et que leur cœur est éloigné de moi, et que leur crainte de moi est un commandement d’hommes enseigné. » (Darby) J’ai eu cette sorte de crainte pendant des années. Elle est familière à la plupart de ceux qui ont grandi dans les églises. C’est la peur de faire ce qui ne convient pas sur le plan religieux. Nous sommes formés à croire qu’un certain type de comportement est approprié dans l’église et qu’un autre ne l’est pas. Par exemple, pendant des années, j’ai pensé que c’était un péché de tousser, de parler à voix haute ou de manifester une quelconque forme d’enthousiasme dans l’église !
Une autre caractéristique de la peur religieuse est qu’elle cherche à maintenir le statu quo. Jésus a repris les responsables religieux de son temps parce qu’ils refusaient de reconnaître ce que Dieu faisait au milieu d’eux. Ils craignaient les changements qui en résulteraient dans leur comportement.
4. La crainte de l’homme
Cette sorte de crainte se trouve dans Proverbes 29:25 : « La crainte des hommes tend un piège, mais qui se confie en l’Éternel est élevé dans une haute retraite. » Remarquez le contraste : si vous craignez l’homme, vous ne vous confiez pas dans le Seigneur ; si vous vous confiez dans le Seigneur, vous n’avez pas besoin de craindre l’homme. « La crainte des hommes tend un piège. »
Fréquemment, des serviteurs de Dieu viennent me voir et disent : « Frère Prince, je suis baptisé dans le Saint-Esprit. J’ai même des dons de l’Esprit, mais d’une manière ou d’une autre, je suis lié. » Je leur réponds : « C’est peut-être la peur de l’homme ! Vous craignez ce que dira votre conseil d’administration, ce que pensera votre synode, ce que fera votre conseil presbytéral ou ce que diront vos membres. » Pierre dit : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. » (Actes 5:29) Quand il y a un choix net et précis entre obéir à Dieu et obéir aux hommes, la décision est déjà prise pour nous dans la parole de Dieu. Il n’y a pas de problème. Selon moi, au moins cinquante pour cent du peuple de Dieu aujourd’hui n’est pas entièrement libre parce qu’il est encore lié par la crainte de l’homme.
Nous avons vu que la peur naturelle, la peur démoniaque, la peur religieuse et la crainte de l’homme sont quatre sortes de craintes qui ne sont pas la crainte du Seigneur. Dans ma prochaine lettre, nous examinerons ce qu’est réellement la crainte du Seigneur.

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