Du rejet à l’acceptation (2/2)

Derek Prince
Published: 2012
Last Updated: juillet 2026
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Dans cette seconde partie, Derek Prince présente la réponse biblique au rejet. Il montre que Jésus a porté notre rejet à la croix afin que nous recevions son acceptation auprès du Père. À partir de situations vécues, il explique comment accueillir cette vérité, pardonner à ceux qui nous ont rejetés, renoncer à l’amertume et entrer pleinement dans l’acceptation que Dieu nous offre en Christ.
Dans ma dernière lettre, nous avons examiné la définition du rejet. En termes simples, c’est le sentiment de ne pas être désiré, le sentiment que, même si vous voulez que les gens vous aiment, personne ne vous aime. Ou bien vous voulez faire partie d’un groupe, mais vous vous sentez exclu. C’est fréquent, même dans les milieux chrétiens.
Nous avons continué en examinant la description du rejet dans la Bible. En particulier en Ésaïe 54:6, où l’image poignante d’une femme mariée au cœur brisé nous est donnée.
« Car l’Éternel te rappelle comme une femme délaissée et au cœur attristé, comme une épouse de la jeunesse qui a été répudiée, dit ton Dieu. »
Il y a bien d’autres façons dont le rejet peut survenir et différentes façons d’y réagir.
À présent, je voudrais tout particulièrement traiter la réponse au problème spécifique du rejet. Mon désir est de vous communiquer la réponse biblique à ce sujet. Et j’aimerais vous dire une chose : ça marche ! J’ai vu de nombreuses vies radicalement transformées. Non pas de façon temporaire ni superficielle, mais de façon radicale.
La solution de Dieu à chacun de nos problèmes découle de la croix. La croix représente l’endroit où Dieu a procuré la solution à tous nos problèmes et c’est là qu’il a traité ce problème spécifique du rejet.
Il y a des années, en fait en 1943, le Seigneur m’a dit, à travers les dons du Saint-Esprit, que je devais considérer l’œuvre accomplie à la croix — l’expiation — comme étant « parfaite sous tous ses aspects ». J’ai passé plusieurs décennies à examiner l’œuvre du Calvaire, ce que Jésus a accompli sur la croix, et, à chaque fois que je pense avoir tout compris, j’en découvre un aspect nouveau…
L’échange
Au cours des années, le Seigneur m’a montré un principe de base à propos de la croix : un échange y a eu lieu, un échange divinement ordonné. Sur la croix, dans le but de satisfaire sa justice divine et éternelle, Dieu a rassemblé tout le mal qui était dû à l’humanité selon la justice, afin qu’en retour, celui qui se repentirait et croirait puisse recevoir par la foi tout le bien qui est dû à Jésus selon la justice. Jésus a pris le mal afin que nous puissions recevoir le bien. Cela peut paraître très simple et très basique, mais lorsque vous commencerez à en comprendre la signification, cela ouvrira la voie à votre âme sur des largesses infinies de bénédictions.
Dieu a réuni sur Jésus tout le mal, afin que nous recevions tout le bien. Plus je médite cette chose, plus je vois à quel point l’échange a été complet. Voici quelques-uns de ses aspects :
Jésus a été puni pour notre péché afin que nous puissions être pardonnés. Jésus a été meurtri pour nos maladies afin que nous puissions être guéris. Jésus a été fait maladie afin que nous puissions avoir la santé. Jésus est devenu pauvre à notre place afin que nous puissions recevoir sa richesse. Jésus est mort à notre place afin que nous puissions recevoir sa vie.
Pendant que je méditais cela, Dieu m’a dit : « Il y a un autre versant à cet échange… Qu’en est-il du rejet ? » En Ésaïe 53:3, il est dit :
« … Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance. »
Pendant trois années et demie, Jésus a consacré totalement sa vie à faire le bien : à pardonner les péchés, à guérir les malades, à délivrer ceux qui étaient opprimés par les démons. Il n’a rien fait d’autre que du bien. À la fin de cette période, son peuple, celui auquel il appartenait, la nation juive, a été confronté par son gouverneur romain au choix de celui qu’ils préféreraient : Jésus de Nazareth ou un criminel appelé Barabbas, coupable d’insurrection politique, de rapine et de meurtre. Par l’une des décisions les plus surprenantes et tragiques de toute l’histoire de l’humanité, la nation entière, incitée par ses chefs religieux, a rejeté Jésus et a choisi à sa place Barabbas, le rebelle politique.
Ils ont dit : « À bas Jésus, crucifiez-le, nous ne voulons pas de lui ! Nous voulons Barabbas, le brigand et le voleur. » Quelle a été la réaction de Jésus ? Il a prié le Père de pardonner à tous ceux qui le crucifiaient. Il ne s’est pas préoccupé de son propre sort. Il s’est inquiété de leur sort à eux. Le merveilleux exemple de Jésus consiste en ce qu’au cœur de l’agonie et du rejet, il ne s’est pas embarrassé de lui-même. Il s’est soucié du sort de ceux qui le rejetaient. Quel modèle cela représente-t-il pour nous !
Lorsque j’ai réfléchi sur l’échange de Jésus à la croix dans le cadre du problème du rejet, j’ai pris conscience d’une chose surprenante : c’est que, bien qu’il ait été rejeté par les hommes, l’agonie ultime de Jésus sur la croix a été le rejet de son Père. Si vous lisez les récits, en arrivant à la fin de cette horrible expérience, il a dit :
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46)
Et là, le ciel n’a pas donné de réponse. Pour la première fois dans l’histoire de l’univers, le Père a fait la sourde oreille à l’appel de son Fils. C’est alors que Jésus a su que son Père l’avait rejeté. Pourquoi l’avait-il rejeté ? La Bible dit de Dieu :
« Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, et tu ne peux pas regarder l’iniquité. » (Habakuk 1:13)
Lorsque Jésus a été fait péché sur la base de notre propre état de péché, Dieu a détourné le regard et a empêché ses oreilles d’entendre le cri de son Fils.
Après cela, un seul cri a franchi les lèvres de Jésus, puis il a expiré. Je crois qu’il est littéralement correct de dire qu’il est mort d’un cœur brisé. Ce qui a brisé son cœur n’est pas d’avoir été rejeté par son propre peuple, mais par son propre Père.
À chaque personne ayant souffert l’agonie du rejet et qui lit cet article, je voudrais dire maintenant : Jésus a connu les douleurs du rejet les plus intolérables, en étant rejeté même par son Père, et il a porté ce fardeau afin que vous puissiez être sauvés. S’il y a jamais eu de bonne nouvelle pour cette génération, c’est bien celle-ci.
L’acceptation
Quel est l’antithèse du rejet ? L’acceptation. J’aime la traduction de la Nouvelle Version King James d’Éphésiens 1:6 parce qu’elle dit que Dieu a fait de nous « des acceptés dans le Bien-aimé ». Jésus, le véritable et unique Fils de Dieu, a été rejeté afin que nous, rebelles sans valeur, puissions jouir de son acceptation auprès du Père. Ainsi, le remède le plus profond à nos problèmes est de venir à Jésus et de recevoir son acceptation auprès du Père.
Parfois, il y a des problèmes avec des parents terrestres qui ne peuvent jamais être résolus. Cependant, mes amis, peu importe si personne ne vous a désirés ni aimés, si vos parents n’étaient même pas mariés, lorsque vous venez à Dieu par Jésus-Christ, vous devenez membres de la meilleure famille de l’univers, et Dieu n’a pas d’enfant de seconde catégorie.
La famille de Dieu est la meilleure des familles. Aucune famille ne peut l’égaler. Même si votre famille n’a pas pris soin de vous, si votre propre père vous a rejeté, si votre mère n’a jamais eu de temps pour vous ou si votre mari ne vous a jamais montré d’amour, Dieu veut de vous malgré tout. Vous êtes acceptés. Vous êtes l’objet de son attention et de son affection particulières. Tout ce qu’il fait dans l’univers tourne autour de vous.
Lorsque Dieu dit que nous sommes acceptés, cela ne signifie pas que nous sommes juste tolérés, que nous ne devons pas l’importuner, l’énerver ou le déranger. Nous ne prenons jamais trop de son temps. La seule chose qui l’attriste, c’est lorsque nous restons trop longtemps loin de lui.
Dieu ne nous repousse pas dans un coin en nous disant : « Attends, je suis débordé, je n’ai pas le temps de m’occuper de toi. » Il dit plutôt : « Je m’intéresse à toi, je veux être avec toi. Tu es le bienvenu ici. Entre donc. Ça fait longtemps que je t’attends. »
C’est comme pour le père dans l’histoire du fils prodigue (voir Luc 15:11-32). Il était là dehors, en train d’attendre que son garçon rentre à la maison. Personne n’a eu besoin d’aller lui dire : « Ton fils est revenu », parce que le premier à le savoir, c’était lui. Il l’a vu avant le reste de la famille.
L’attitude de Dieu envers nous en Christ est similaire. Nous ne sommes pas des rebuts. Nous ne sommes pas des citoyens de seconde zone. Nous ne sommes pas de simples serviteurs. Lorsque le fils prodigue est revenu chez lui, il voulait être un serviteur. Mais le père ne l’a pas entendu de cette oreille. Au contraire, il a dit : « Cherchez les meilleurs vêtements. Mettez-lui des chaussures aux pieds, des anneaux aux doigts. Tuez le veau gras. Mon fils était perdu et il a été retrouvé, il était mort et il est revenu à la vie. » Toute la maisonnée a été chamboulée pour accueillir son retour.
De la même manière, Jésus a dit :
« … Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance. » (Luc 15:7)
Voilà comment Dieu nous accueille en Christ.
Nous devons comprendre ces deux faits fondamentaux :
- Christ sur la croix a porté notre rejet, toute l’agonie et le chagrin.
- Un échange a eu lieu : nous sommes acceptés à cause de son rejet. Nous sommes « acceptés dans le Bien-aimé ».
Parfois, le fait de vous approprier ces deux faits est suffisant pour vaincre le rejet. Il y a quelques années, lors d’une conférence, je me dépêchais pour aller prêcher et je suis littéralement entré en collision avec une dame qui venait dans l’autre sens. Elle semblait toute essoufflée et m’a dit : « Oh, Frère Prince ! J’ai prié pour que Dieu veuille que je vous rencontre, et il m’en donne l’occasion. »
« Eh bien, ai-je dit, nous nous sommes rencontrés. Quel est le problème ? Je peux vous accorder environ deux minutes, mais je dois prêcher bientôt. »
Elle a donc commencé à raconter son histoire et, après une minute et demie, je l’ai interrompue : « Attendez une minute, je sais quel est votre problème. Je n’ai pas besoin de plus de détails, votre problème est le rejet. » Je lui ai dit : « Je veux que vous prononciez ces paroles après moi. » Je l’ai ainsi conduite dans cette déclaration, qu’elle a répétée après moi. Je ne me souviens plus des paroles exactes, mais voici plus ou moins ce que j’ai dit : « Mon Dieu, merci de ce que tu es mon Père et que je suis ton enfant. Je suis membre de la famille de Dieu. Le ciel est ma maison. J’appartiens à la famille, je ne suis pas rejetée. Je suis acceptée. Dieu m’aime. Il me désire. Il se préoccupe de moi. » J’ai dit : « Amen », puis : « Au revoir, je dois partir », et je l’ai quittée.
Environ un mois plus tard, j’ai reçu de cette même personne une lettre dans laquelle elle disait : « Je voulais vous dire que ces deux minutes que vous avez passées avec moi et ces paroles que j’ai prononcées ont complètement transformé ma vie. Je suis une personne complètement différente depuis lors. » Pourquoi était-elle différente ? Parce qu’elle avait pris conscience de la signification d’être acceptée en Christ.
Quatre étapes
Pour beaucoup de gens, le simple fait de déclarer leur acceptation en Christ résout le problème. Mais pour d’autres, il en faut davantage. Je vais donc vous exposer un peu plus en détail les étapes simples que vous devez suivre si vous avez des problèmes de rejet. Je pense que le Saint-Esprit vous montrera si vous êtes dans ce cas ou pas.
1. Pardonnez ceux qui vous ont rejetés.
Ceci est essentiel. Vous vous dites peut-être : « Oui, mais mon père est mort. » On m’a dit cela bien souvent et, à chaque fois, je réponds : « Ça n’a aucune importance, parce que ce n’est pas pour le bien de votre père que vous pardonnez, mais pour le vôtre propre. »
Je connais un très bon jeune chrétien qui a entendu ce message. Il a pris conscience que, pendant des années, il avait abrité de l’amertume, du ressentiment, de la colère et de la rébellion contre son père qui était décédé. Prenant son épouse avec lui, il a fait plusieurs centaines de kilomètres pour se rendre au cimetière où était enterré son père. Laissant sa femme dans la voiture, il s’est rendu seul sur la tombe. Il s’est agenouillé là et, pendant plusieurs heures, il a vidé son cœur de toutes ses attitudes empoisonnées. Il ne s’est pas relevé avant d’être sûr d’avoir pardonné à son père. Lorsqu’il est sorti du cimetière, il était différent. Son épouse rend témoignage du nouvel époux qu’elle a à présent. Son père était mort, mais son propre ressentiment était, quant à lui, resté très vif.
Le pardon n’est pas destiné au bénéfice de celui qui est mort ou qui se trouve au loin ; c’est de votre côté de la relation qu’il s’agit. Vous devez pardonner pour votre propre bien. Permettez-moi de vous rappeler une chose que je dis souvent : le pardon n’est pas une émotion, c’est une décision. Ne dites pas : « Je ne peux pas. » À dire vrai, il s’agit plutôt de : « Je ne le ferai pas. » Mais si vous dites : « Je ne le ferai pas », vous pouvez aussi dire : « Je le ferai. »
C’est un premier pas. Ensuite, vous devez pardonner à tous ceux qui vous donnent le sentiment de vous avoir rejetés.
2. Défaites-vous de l’amertume, du ressentiment, de la haine et de la rébellion.
Ces quatre réactions accompagnent très fréquemment le rejet bien enraciné.
3. Acceptez le fait d’être acceptés en Christ, d’être acceptés par Dieu.
Permettez-moi de souligner encore une fois que cela ne signifie pas qu’il ne fait que vous tolérer. Il vous aime. Il s’intéresse à vous. Il se préoccupe de vous. J’ai dit cela à je ne sais combien de jeunes dont le visage s’est illuminé à ces paroles.
4. Il ne vous reste qu’une chose à faire, et ne l’oubliez pas : vous devez vous accepter vous-mêmes.
C’est parfois la chose la plus difficile. Je dis aux enfants de Dieu de ne pas se dévaloriser ni se critiquer, parce que vous êtes l’œuvre de Dieu.
« Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé : Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? » (Romains 9:20)
Ce n’est pas à vous d’agir ainsi. Dieu sait ce qu’il fait. Contentez-vous de lui faire confiance. En tant que chrétien, l’autocritique dévalorisante ne représente pas une forme d’humilité, c’est de la rébellion. Ne vous dépréciez jamais. Vous êtes la création de Dieu, son chef-d’œuvre, auquel il a consacré le plus de temps et d’attention parmi tout ce qu’il a créé dans l’univers. Vous êtes au sommet de la liste. Si cela ne vous procure pas un sentiment de bien-être, je ne sais pas ce qu’il vous faut.
Recevez votre délivrance
Maintenant que nous avons exploré les différents aspects du rejet, je voudrais vous inviter à vous en libérer. Il s’agit peut-être d’un domaine de votre vie auquel vous n’avez pas été confronté auparavant et, à présent, le Saint-Esprit a mis à nu quelque chose que votre esprit refusait de reconnaître. Si le Seigneur vous a révélé que vous devez être libérés du rejet et si vous aimeriez entreprendre une action pratique, je vous exhorte vivement à prononcer à voix haute les paroles suivantes. Si vous commencez à sangloter ou que des larmes vous viennent, ne vous retenez pas ! Vous ne pourriez pas vous payer une telle expérience, même pour un milliard de dollars.
*Prayer Response
Père, je pardonne. Je dépose mon amertume, mon ressentiment, ma haine et ma rébellion …. Je te remercie mon Dieu, de m’avoir accepté en Christ. … Je suis un enfant de Dieu. Le ciel est ma maison. J’appartiens à la meilleure famille de l’univers. Un sang royal coule dans mes veines.
Seigneur Jésus Christ, je crois que Tu es le fils de Dieu et le seul chemin qui mène à lui. Tu es mort sur la croix pour mes péchés et Tu es ressuscité des morts. Je me repens de tous mes péchés et je pardonne toute personne, comme j’aimerais que Dieu me pardonne. Je pardonne maintenant à tous ceux qui m’ont rejeté(e) et blessé(e) ou qui ont manqué d’amour envers moi. Dieu, je les pardonne tous maintenant.
J’ai confiance en Ton pardon et je crois Seigneur, que tu m’acceptes maintenant tel(le) que je suis en Christ. … Je suis accepté(e). Je suis éminemment privilégié(e). Je suis l’objet de ton attention particulière. Tu m’aimes vraiment. Tu désires m’avoir avec toi. Tu es mon Père. Seigneur, je veux te remercier.
Et je veux te dire encore une chose : je m’accepte en Christ tel(le) que tu m’as créé(e) : ton œuvre. Je Te remercie pour ce que Tu as fait, je crois que Tu as commencé une bonne œuvre en moi et que Tu la mèneras à bien pour le jour de Christ, le Seigneur. Je me libère de toute pression ténébreuse et mauvaise. Je libère mon esprit pour me réjouir en Toi. … Dans le nom de Jésus, Amen.

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