La source de toute espérance (3/5)

Derek Prince
Published: 2017
Last Updated: juillet 2026
Read Time: 11
Dans cette lettre, Derek Prince explique la relation entre la foi et l’espérance. La foi repose sur la parole de Dieu et donne une substance présente à ce que nous croyons ; l’espérance, fondée sur cette foi, nous permet d’attendre l’avenir avec confiance. Toute espérance qui ne s’appuie pas sur la foi n’est qu’un souhait incertain.
Au milieu des plus grandes difficultés de la vie, il y a un petit mot qui peut nous réconforter, nous libérer et nous renforcer pour l’avenir. Ce mot est l’espérance, un mot si puissant qu’il peut donner à quelqu’un une vision complètement nouvelle de la vie. Nous savons que, dans notre monde d’aujourd’hui, des millions souffrent de désespoir, y compris de nombreux chrétiens. Mais la bonne nouvelle venant de la parole de Dieu est la suivante : l’espérance triomphe du désespoir ! C’est pourquoi j’ai choisi ce thème pour notre série en cinq parties sur l’espérance.
Plus tôt dans cette série, j’ai partagé ma propre expérience. Il y a eu un moment dans ma vie où moi aussi, j’avais perdu tout espoir et je me suis retrouvé dans le besoin désespéré de l’aide de Dieu. Heureusement, le Saint-Esprit, notre Aide et notre Consolateur, m’a conduit dans la parole de Dieu, et là, il a répondu à mon besoin. Si telle est votre situation aujourd’hui, cette série est pour vous. Vous pouvez, vous aussi, faire de nouveau l’expérience d’une espérance véritable.
Trois vertus éternelles
Dans la première partie de cette série, nous avons commencé notre étude en examinant trois réalités éternelles. Une grande partie de ce que nous expérimentons dans cette vie peut apparaître puis disparaître, mais trois réalités spirituelles demeurent pour toujours : la foi, l’espérance et l’amour. Paul y fait référence dans 1 Corinthiens 13:13 :
Maintenant ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance et l’amour ; mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour.
Dans le cadre de notre enseignement, nous nous sommes concentrés sur le produit de chacune de ces réalités permanentes : la foi produit des œuvres ou de l’action, sinon c’est une foi morte. L’amour produit le travail sacrificiel au nom des autres. Il retrousse ses manches et se met à l’œuvre là où le travail est le plus difficile. Et nous avons décrit les principaux résultats de l’espérance comme la fermeté, l’endurance et la persévérance.
La foi produit l’action. L’amour produit le travail. L’espérance produit la fermeté, l’endurance et la persévérance. En fait, sans la persévérance que l’espérance fournit, vous risquez fort de perdre les bienfaits des deux autres : la foi et l’amour.
La nature de l’espérance
Dans notre précédente étude, nous avons également considéré deux autres aspects de l’espérance. Premièrement, nous avons posé cette question : comment l’espérance vient-elle à nous ? Pierre nous donne la réponse dans 1 Pierre 1:3 :
Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ ! Selon sa grande miséricorde, il nous a régénérés pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts.
L’espérance est le résultat direct de la nouvelle naissance par la foi en Jésus-Christ. C’est cette nouvelle naissance qui nous introduit dans une espérance vivante, fondée sur la résurrection de Jésus-Christ. Lorsque Jésus est ressuscité d’entre les morts, ce fut la victoire ultime de l’espérance sur le désespoir !
Deuxièmement, nous avons appris que notre espérance doit avoir un objectif : elle doit être axée sur quelque chose. Nous lisons ceci dans 1 Pierre 1:13 :
C’est pourquoi, ceignez les reins de votre intelligence, soyez sobres, et ayez une entière espérance dans la grâce qui vous sera apportée, lorsque Jésus-Christ apparaîtra.
Nous sommes tous engagés dans un processus — le processus du salut — mais celui-ci n’est pas encore achevé. Il atteindra son accomplissement lors de la révélation de Jésus-Christ. En attendant, notre mandat est de placer entièrement notre espérance dans son apparition.
Ainsi, dans notre précédente lettre d’enseignement, nous avons appris que l’espérance est essentielle, vivante et dynamique, et que le point focal de notre espérance est la révélation ou l’apparition de notre Seigneur Jésus-Christ.
La foi et l’espérance
Dans cette partie consacrée au thème de l’espérance, nous allons explorer la relation entre la foi et l’espérance. Au fil des années, alors que j’ai exercé mon ministère auprès de milliers de chrétiens, j’ai constaté une tendance constante : beaucoup de croyants confondent la foi avec l’espérance et l’espérance avec la foi.
Pour introduire cette partie sur la relation entre la foi et l’espérance, permettez-moi de commencer par souligner une distinction importante : la foi est dans le présent, l’espérance est dans l’avenir. Si vous avez une foi qui n’agit que dans l’avenir, vous n’avez pas réellement la foi. Ce que vous avez, c’est de l’espérance. Par exemple, lorsque des personnes viennent me demander de prier pour elles, ma première question est souvent : « Croyez-vous que Dieu puisse faire cela ? » Bien souvent, elles répondent : « Je crois qu’il le fera. » Mais cela, c’est espérer que Dieu le fera un jour ; ce n’est pas avoir foi qu’il le fera maintenant. Nous devons comprendre que les résultats promis à la foi ne découlent pas de l’espérance. Chacune est importante, mais aucune ne remplace l’autre.
La substance de la foi
Examinons la définition biblique de la foi — qui, soit dit en passant, comprend également le mot espérance — dans Hébreux 11:1-3 :
Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. Pour l’avoir possédée, les anciens ont obtenu un témoignage favorable. C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, de sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles.
Ces versets contiennent de nombreuses affirmations importantes. Premièrement, nous remarquons que la foi est une substance. Ce n’est pas seulement une théorie, une théologie ou une doctrine. Le mot grec traduit par « substance » signifie « ce qui se tient dessous » ou « le fondement de quelque chose ». Le verset 1 nous dit : « La foi est la substance des choses qu’on espère. » Pour être réelle, l’espérance doit donc être bâtie sur la foi.
Nous devons également remarquer que la foi repose sur ce qui ne se voit pas. En définitive, la foi est fondée sur la parole de Dieu. Par conséquent, la foi s’appuie sur le fait que l’univers tout entier a été créé par la parole invisible de Dieu. Autrement dit, ce que nous voyons a été produit à partir de ce qui ne peut être vu. Notre foi repose sur la réalité invisible et éternelle de la parole de Dieu. L’espérance, à son tour, repose sur la foi.
La foi est dans le présent, c’est une substance que nous avons ici et maintenant. L’espérance, au contraire, regarde vers l’avenir. Mais la seule espérance valide est celle qui repose sur la foi actuelle. Toute autre sorte d’espérance est une simple illusion ; elle peut devenir réalité, mais il n’y a absolument aucune garantie. La foi est fondée sur la parole de Dieu, qui est invisible ; l’espérance est fondée sur la foi. Ainsi, le fondement ultime de la foi et de l’espérance est la parole de Dieu.
Définition de l’espérance
Beaucoup de personnes pensent avoir de l’espérance. Elles peuvent légitimement employer ce mot, mais leur usage du terme « espérance » ne correspond pas réellement au sens biblique de ce mot. Vous et moi avons le droit d’affirmer que nous avons de l’espérance lorsque notre espérance repose sur la foi et sur une substance réelle et présente. Toute autre forme d’espérance n’est qu’un souhait incertain. Elle peut se réaliser, mais rien ne le garantit. La seule espérance garantie est celle qui repose sur une foi pleinement réelle.
Gardez donc à l’esprit que la foi est dans le présent. La foi est une substance. La foi est ici et maintenant. Elle repose sur la réalité invisible de la parole de Dieu. L’espérance, à son tour, repose sur cette foi. Le type d’espérance qui repose sur une foi véritable est une attente garantie. Toute autre forme d’espérance n’est rien de plus qu’un souhait incertain.
Permettez-moi d’ajouter une définition personnelle de l’espérance, telle que je la crois présentée dans la Bible : l’espérance est une attente sereine et confiante du bien. Permettez-moi de le répéter : l’espérance est une attente sereine et confiante du bien. L’espérance n’est pas seulement sereine, elle est également confiante.
À la recherche de l’espérance
Dans nos enseignements précédents, nous avons également appris que toute espérance, bien que fondée sur la foi actuelle, doit être axée sur quelque chose dans le futur. Le point focal de toute espérance véritable est le retour de Jésus-Christ dans la gloire. Paul l’affirme avec force dans Tite 2:11-13 :
Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus-Christ.
Le dernier verset, le verset 13, contient ce que l’on pourrait appeler la « chute » de tout le passage : l’explication de tout ce qui précède. Que fait la grâce ? Elle nous prépare à cette bienheureuse espérance et à la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus-Christ. Nous devons regarder avec attente vers cette manifestation et au-delà de nous-mêmes, vers l’éternité. Quelle est cette bienheureuse espérance ? C’est la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus-Christ. Remarquez que Paul appelle Jésus « notre grand Dieu ».
Comment le fait d’attendre avec impatience cette espérance bénie de l’apparition de Jésus affecte-t-il notre vie ? Pour répondre à cette question, revenons aux paroles de Paul au verset 11 : « Car la grâce de Dieu a été manifestée, source de salut pour tous les hommes. »
Veuillez remarquer que la grâce nous enseigne ; la grâce exerce une autorité dans notre vie. Que nous enseigne-t-elle à faire ? « À renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété. » Pourquoi vivons-nous ainsi ? Parce que nous attendons le retour de Jésus-Christ. Nous voulons être prêts lorsqu’il viendra et nous ne voulons pas avoir honte devant lui lors de sa venue.
Faire du retour de Jésus notre objectif ultime nous motive donc à vivre de manière sainte. En parcourant le Nouveau Testament, nous trouvons que la raison principale pour la vie sainte que l’apôtre Paul donnait au peuple de Dieu était l’attente du retour de Jésus-Christ. Dans sa première épître, l’apôtre Jean déclare : « Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur » (1 Jean 3:3). Une espérance véritable, fondée sur une foi réelle, influence notre manière de vivre.
Le temps et l’éternité
Nous pouvons voir qu’il y aura des preuves dans la vie de toute personne qui possède réellement cette espérance. Une telle personne se purifie, renonce à l’impiété et aux convoitises mondaines, et vit selon la sagesse, la justice et la piété dans le siècle présent. Tel est le premier effet de cette espérance centrée sur l’apparition de la gloire de Jésus-Christ.
Le second effet que cette espérance du retour de Jésus aura sur nous est de nous libérer de la servitude du temps. Les gens de ce monde n’ont pas l’éternité en vue ; ils sont enfermés dans une petite prison de quelques brèves années qui leur sont allouées. Ils s’inquiètent des désastres et des difficultés de cette vie parce qu’ils n’ont rien d’autre vers quoi regarder.
Pour ceux d’entre nous qui possèdent cette glorieuse espérance, ces quelques années ne sont qu’une période de préparation à l’éternité. Bien que nous vivions aussi dans le temps, notre espérance nous amène au-delà du temps, dans l’éternité. L’espérance dans le retour de Jésus nous libère de la prison du temps ! Lorsque nous considérons des personnes qui affirment posséder cette espérance, nous devrions en constater la preuve dans leur manière de vivre.
Une espérance pour vous
Et vous ? Si quelqu’un vous demandait si vous possédez ce genre d’espérance, que répondriez-vous ? Votre vie répond-elle oui ou non ? Vous sentez-vous limité par le temps, ou regardez-vous au-delà du temps, vers l’éternité ?
Peut-être ne savez-vous pas avec certitude comment répondre à ces questions, mais vous savez que vous désirez avancer dans cette bienheureuse espérance. Vous savez que vous voulez la joie et la liberté qu’elle peut apporter. Si tel est véritablement votre désir, concluons cette partie en priant ensemble et en demandant au Seigneur de faire naître cette espérance en nous.
*Prayer Response
Seigneur, je ne suis pas certain de posséder l’espérance dont j’ai entendu parler dans cette lettre. J’ai besoin de ton aide pour recevoir une véritable espérance, afin qu’elle me pousse à garder les yeux fixés sur toi, à rechercher une vie conforme à ta volonté et à être libéré de l’emprise du temps. Dès maintenant, je place ma foi dans ta Parole. Seigneur, je te demande de faire naître cette espérance en moi, et je te remercie d’avance d’exaucer ma prière. Au nom de Jésus. Amen.

Téléchargement gratuit
Cette lettre d'enseignement peut être téléchargée, imprimée et partagée pour un usage personnel ou en Église.
Code: TL-L115-100-FRA












