L'Esprit de verité

Derek Prince
Published: 2019
Last Updated: juillet 2026
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Dans cette lettre, Derek Prince montre que la véritable bataille pour la vérité ne se déroule pas seulement dans le monde extérieur, mais surtout dans le cœur humain. En s’appuyant sur l’enseignement de Jésus concernant l’Esprit de vérité, il explique comment discerner ce qui est vrai, rejeter l’hypocrisie et laisser Dieu établir sa vérité au plus profond de notre être.
Dans cette série de Teaching Letters intitulée Qui est l’Esprit saint ?, notre objectif est de saisir le mystère de l’Esprit saint. Notre étude de la parole de Dieu nous a permis jusqu’ici de voir sa présence dans la création, son rôle unique dans la Trinité, ses attributs éternel, omniscient et omniprésent. Notre segment actuel porte sur sa sainteté et sur cet aspect de son caractère : il est l’Esprit de vérité.
Comme je l’ai souligné tout au long de cette série, notre pierre de touche pour entrer en relation avec le Saint-Esprit se trouve dans les Écritures, qui nous montrent comment nous pouvons réellement le connaître. Jésus parle ainsi à ses disciples dans Jean 14:16-17 :
« Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. » (Jean 14:16-17)
Quand Jésus a promis à ses disciples qu’il demanderait au Père de leur envoyer un Consolateur divin, il a donné à ce Consolateur un nom particulier : « l’Esprit de vérité ». En même temps, il les a avertis que le monde ne serait pas capable de recevoir ce Consolateur.
Le monde ne peut pas connaître
À notre époque, où l’idée même de « vérité » est attaquée, il ne faut pas s’étonner que le monde ne soit pas disposé à recevoir « l’Esprit de vérité », le Saint-Esprit. Pourquoi en est-il ainsi ? Les Écritures nous donnent deux raisons.
Premièrement, depuis le moment où les hommes se sont détournés de Dieu dans la rébellion, ils ont refusé de recevoir la vérité qui expose leurs œuvres injustes. C’est pourquoi, comme le dit Romains 1:18, ils retiennent injustement la vérité captive.
Deuxièmement, la rébellion contre Dieu a exposé l’humanité à la domination du dieu de cet âge : Satan, « qui séduit toute la terre » (Apocalypse 12:9). La tromperie est l’arme principale sur laquelle Satan s’appuie pour garder l’humanité sous son contrôle. Pourquoi l’ennemi s’acharne-t-il à nous tromper ? Il sait qu’une fois sa tromperie dissipée, le monde verra la vérité : Satan n’a plus rien à offrir à qui que ce soit, sauf une place avec lui dans le lac de feu éternel !
Qu’est-ce que la vérité ?
À travers de nombreux siècles, la philosophie humaine n’a jamais été capable de produire une définition satisfaisante du mot « vérité ». Notre monde se pose la même question que Ponce Pilate lors de sa rencontre avec Jésus il y a plus de deux mille ans : « Qu’est-ce que la vérité ? » (Jean 18:38)
Mais la Bible nous donne une réponse comprenant trois points. Premièrement, Jésus a dit : « Je suis la vérité » (Jean 14:6). Deuxièmement, en priant Dieu le Père, il dit : « Ta parole est la vérité » (Jean 17:17). Troisièmement, Jean nous dit : « L’Esprit est la vérité » (1 Jean 5:6).
Ainsi donc, dans le monde spirituel, il y en a trois qui déterminent ensemble la vérité : Jésus, les Écritures et le Saint-Esprit. Quand ces trois sont en accord, nous savons que nous sommes arrivés à la vérité, la vérité absolue. Il est important de vérifier ces trois points avant d’arriver à une conclusion. Nous devons nous poser trois questions concernant tout problème spirituel :
- Jésus est-il représenté tel qu’il est véritablement ?
- Est-ce en harmonie avec les Écritures ?
- Le Saint-Esprit en rend-il témoignage ?
L’Église se serait épargné bien des erreurs et des égarements à travers l’histoire si elle avait toujours vérifié avec ces trois garants de la vérité qui œuvrent ensemble. Il ne suffit pas qu’un enseignant de la Parole présente un portrait attrayant de Jésus comme exemple moral parfait, qu’un pasteur bombarde sa congrégation de versets ou qu’un évangéliste impressionne son auditoire par une démonstration exaltante du surnaturel. Avant d’accepter ce qui nous est présenté comme la vérité, les trois doivent être présents : Jésus, les Écritures et le Saint-Esprit.
Témoigner
Dans la triple présentation de la vérité, la fonction caractéristique du Saint-Esprit est de rendre témoignage : « C’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité. » (1 Jean 5:6)
L’Esprit rend témoignage de Jésus comme le Fils éternel de Dieu qui a versé son sang à la croix, sacrifice pleinement suffisant pour nos péchés. Selon le cantique classique de Charles Wesley : « L’Esprit répond au sang et me dit que je suis né de Dieu. »
Le Saint-Esprit rend aussi témoignage de la vérité et de l’autorité des Écritures, comme Paul l’a écrit aux Thessaloniciens :
« Notre Évangile ne vous a pas été prêché en paroles seulement, mais avec puissance, avec l’Esprit saint et avec une pleine persuasion. » (1 Thessaloniciens 1:5)
Ananias et Saphira
Comme nous l’avons vu dans Jean 14, Jésus a appelé le Saint-Esprit « l’Esprit de vérité ». Il ne peut y avoir aucun compromis entre le Saint-Esprit, qui est l’Esprit de vérité, et Satan, qui « est menteur et le père du mensonge » (Jean 8:44). Voilà ce qui a été démontré de façon spectaculaire dans l’Église primitive quand Ananias et Saphira ont menti au sujet de l’argent qu’ils donnaient à l’Église. Ils avaient affirmé avoir apporté le plein prix de leur propriété vendue alors qu’en fait, ils en avaient gardé une partie.
Cependant, l’Esprit de vérité en Pierre n’était pas dupe. Il accusa Ananias d’avoir menti, non seulement aux hommes, mais aussi au Saint-Esprit lui-même, celui qui est l’Esprit de vérité :
« Pierre lui dit : Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit et que tu aies retenu pour toi une partie du prix du champ ? S’il n’avait pas été vendu, ne te restait-il pas ? Et, après qu’il a été vendu, le prix n’était-il pas à ta disposition ? Comment as-tu pu mettre en ton cœur un pareil dessein ? Ce n’est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu. Ananias, entendant ces paroles, tomba et expira. Une grande crainte saisit tous les auditeurs. » (Actes 5:3-5)
Trois heures plus tard, Saphira arriva et répéta le même mensonge. Tout comme son mari, elle le paya de sa vie.
Pour être plus précis, le péché dont Ananias et Saphira étaient coupables était l’hypocrisie, la prétention religieuse. Ils ont prétendu être plus généreux et plus engagés envers le Seigneur qu’ils ne l’étaient en réalité.
Jésus a réservé ses mots les plus forts pour condamner ce péché chez les conducteurs religieux de son époque. Dans Matthieu 23, il leur a dit sept fois : « Malheur à vous, hypocrites ! »
Qu’est-ce que l’hypocrisie ?
Les mots « hypocrite » et « hypocrisie » sont directement dérivés du mot grec hupokritēs, qui signifie « acteur ». Voici l’essence de l’hypocrisie : jouer la comédie. Il n’y a probablement aucun péché plus commun parmi les gens religieux que l’hypocrisie. En fait, certaines formes de religion l’exigent presque.
Quand les gens entrent dans un édifice religieux, toute leur attitude change. Ils ne sont plus naturels, libres ni ouverts. Ils semblent être saisis d’une sorte de crispation invisible et ont l’impression qu’ils doivent mettre un masque religieux. Différentes dénominations peuvent appeler à porter des masques différents, mais peu permettent aux gens d’être vraiment eux-mêmes. Quand le prédicateur condamne certains péchés, ces gens répondent par un « Amen ! » sérieux mais, en dehors de l’église, ils commettent les mêmes péchés sans que leur conscience le leur reproche. S’ils prient à voix haute, ils emploient un ton de voix particulier et souvent un vocabulaire spécial. Ils ne s’arrêtent pas pour considérer comment un père se sentirait si son enfant s’adressait à lui avec un langage aussi artificiel ou utilisait une telle manière de se conduire pour lui faire bonne impression.
L’exemple de Job
Le Dieu de la Bible n’a pas de temps pour les hypocrites. Cela apparaît clairement dans l’histoire de Job. Les trois amis de Job ont déversé un torrent de banalités religieuses. Dans le fond, ils ont dit : « Dieu bénit toujours les justes, ils ne souffrent jamais injustement » et, d’autre part, « Dieu juge toujours les méchants, ils ne prospèrent jamais ». Pourtant, les faits historiques démontrent que ce n’est pas vrai. Voilà qui n’est que du baratin religieux !
Quant à Job, il a été entièrement franc. Ce qu’il a dit se résume ainsi : « Dieu ne me traite pas avec justice. Je n’ai rien fait pour mériter tout cela ; mais quand bien même il me tuerait, je garderais toute ma confiance en lui. »
Dans Job 42:7, le Seigneur a révélé ce qu’il pensait de la conduite de Job et de celle de ses amis :
« L’Éternel dit à Éliphaz de Théman : Ma colère est enflammée contre toi et contre tes deux amis, parce que vous n’avez pas parlé de moi avec droiture comme l’a fait mon serviteur Job. » (Job 42:7)
Nous devons nous demander en quoi cette sorte d’attitude religieuse diffère du péché d’Ananias et de Saphira, péché qui leur coûta la vie.
Le moment de vérité
À un certain moment de sa carrière, David a été coupable de deux horribles péchés. Tout d’abord, il a commis l’adultère avec Bath-Shéba, la femme de son voisin Urie. Ensuite, pour cacher son péché, il s’est arrangé pour faire mourir Urie.
Tout a semblé bien marcher pour David, du moins en apparence. Il continuait à adorer régulièrement selon son habitude, il remplissait ses fonctions de roi et continuait de vivre dans le palais royal. Apparemment, rien n’avait changé jusqu’à ce qu’il soit confronté à son péché par le messager de Dieu, le prophète Nathan. À ce moment crucial, la destinée éternelle de David était en jeu. Par la grâce de Dieu, David a réagi de la bonne manière : il n’a pas cherché à s’excuser ni à se cacher ; il a reconnu : « J’ai péché. » (2 Samuel 12:1-15)
Plus tard, dans le Psaume 51, David a offert une prière de confession puis une supplication pour recevoir la miséricorde. Les versets 5 et 6 commencent chacun par le mot « Voici », qui exprime la révélation soudaine d’une vérité vitale.
Le verset 5 dit : « Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché. » David avait fait face à quelque chose que seul l’Esprit de Dieu peut révéler : non seulement aux péchés qu’il avait commis, mais à l’horrible pouvoir du mal, à la nature du péché héritée d’Adam.
Le verset 6 révèle la seule base sur laquelle Dieu offre la délivrance de la puissance du péché qui habite en nous : « Voici, tu veux que la vérité soit au fond du cœur. » David avait continué d’accomplir toutes les activités requises par sa position de roi. Mais maintenant, il y avait une vaste différence entre son attitude extérieure et son être intérieur. Il s’était transformé en hypocrite, un acteur jouant un rôle qui ne correspondait plus à ce qu’il avait dans son cœur. Il n’y avait qu’un remède possible : une confession honnête et une repentance entière. C’est le même remède pour vous et moi s’il y a en nous de l’hypocrisie.
Un obstacle au réveil
Beaucoup de chrétiens parlent aujourd’hui du réveil et prient à ce sujet. Ils oublient souvent qu’il existe un obstacle au réveil qui ne peut jamais être contourné : le péché. Jusqu’à ce que le problème du péché soit résolu, le réveil ne pourra jamais venir. Celui qui couvre ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtient miséricorde. (Proverbes 28:13)
En parlant franchement, de grandes parties de l’Église contemporaine sont remplies de « transgressions cachées ». Voici certains des péchés que les chrétiens cherchent souvent à cacher :
- Le mauvais traitement d’un enfant — sévices physiques, émotionnels ou sexuels — ou une combinaison des trois.
- Le non-respect des vœux de mariage.
- La malhonnêteté dans les questions d’argent.
- La dépendance à la pornographie. Vous seriez choqué de découvrir combien elle est répandue parmi les responsables d’Église.
- La gloutonnerie et le manque de maîtrise de nos appétits physiques.
Le remède de Dieu, conjointement avec l’Esprit de vérité, comporte deux étapes : confesser, puis abandonner. Il est rarement facile de confesser nos péchés. Pourtant, il n’y a pas d’autre solution. « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité. » (1 Jean 1:9) Dieu ne s’est jamais engagé à pardonner les péchés que nous ne voulons pas confesser.
Mais il ne suffit pas seulement de confesser. Nous devons aussi abandonner. Nous devons prendre la ferme résolution de ne pas continuer à pratiquer le péché que nous avons confessé. Nous devons suivre le conseil que Daniel donna au roi Nebucadnetsar : « Renonce à tes péchés par la justice. » (Daniel 4:27)
Et vous ?
Si cette lettre a rappelé à votre esprit certains domaines de péché ou de désobéissance dans votre vie, c’est le moment d’ouvrir votre cœur à l’Esprit de vérité. Il est prêt et désireux d’entrer. Commençons dès maintenant.
*Prayer Response
Cher Père céleste, j’ouvre maintenant mon cœur au Saint-Esprit, l’Esprit de vérité. Je sais qu’il y a déjà en moi des domaines marqués par le péché et la désobéissance. Je te les confesse et je m’engage à y renoncer, tandis que j’avance dans ta grâce. Merci de faire agir la puissance de ton Esprit dans ma vie. Que l’Esprit de vérité soit à l’œuvre en moi dès aujourd’hui, dans tous les domaines de ma vie et de mon ministère. Amen.

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Code: TL-L128-100-FRA












