Le but de lépreuve

Derek Prince
Published: 2020
Last Updated: juillet 2026
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Dans cette lettre, Derek Prince explique pourquoi Dieu permet que notre foi soit mise à l’épreuve. Les difficultés ne signifient pas qu’il nous a abandonnés : elles révèlent au contraire ce qui doit être fortifié en nous. L’une des raisons essentielles de l’épreuve est d’approfondir notre confiance en Dieu, afin que nous apprenions à compter sur sa puissance et sa grâce dans tous les domaines de notre vie.
Dans la lettre précédente de notre série, Se préparer à régner avec Christ, j’ai fait la déclaration suivante :
« Notre préparation à régner avec Christ nous conduira inévitablement à affronter des forces spirituelles qui sont ennemies de Dieu et de ses desseins éternels. »
En tant que citoyens du royaume de Dieu, les chrétiens sont automatiquement en guerre contre le royaume de Satan. Le conflit qui s’ensuit, dans lequel vous et moi sommes engagés, est l’un des moyens que Dieu utilise pour nous amener à la maturité afin que nous puissions régner avec Christ. Les luttes et les épreuves que nous rencontrons font nécessairement partie de notre processus de croissance.
Comment Dieu utilise-t-il les épreuves dans notre vie ? Dans cette lettre d’enseignement et dans les deux suivantes de la série Tenir ferme dans l’épreuve, nous chercherons dans la parole de Dieu des réponses utiles à cette question.
Pourquoi Dieu nous met-il à l’épreuve ?
« Qu’est-ce que l’homme, pour que tu en fasses tant de cas, pour que tu daignes prendre garde à lui, pour que tu le visites tous les matins, pour que tu l’éprouves à tous les instants ? » (Job 7:17-18)
N’est-ce pas une révélation étonnante ? Dieu nous visite tous les matins et nous éprouve à tous les instants ! Quand j’ai réalisé cela pour la première fois, je me suis demandé : « Suis-je préparé à recevoir une visite de la part de Dieu chaque matin ? Est-ce que je me réveille dans cette attente ? » Puis je me suis demandé : « Pourquoi Dieu nous met-il à l’épreuve ? Quel est son but ? »
Le dictionnaire anglais Collins nous donne une définition intéressante du mot « éprouver » : déterminer la valeur d’une personne en la soumettant à certains examens. Dieu ne nous met pas à l’épreuve parce qu’il est fâché contre nous ou parce qu’il veut nous rabaisser. Au contraire, l’épreuve est une marque de la faveur de Dieu : il nous teste parce qu’il veut nous évaluer. Un joaillier soumettra l’or et l’argent à certains tests. S’il le fait, c’est parce que ces métaux ont de la valeur. Il ne prend pas la peine de tester des métaux vils comme le fer et le laiton.
Job
Parmi les patriarches, il y eut un homme d’une justice remarquable. Son nom était Job. Dieu était fier de lui ; il s’en vanta même devant Satan : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu et se détournant du mal. » (Job 1:8)
La réponse de Satan, très caractéristique, fut d’attribuer à Job des motifs égoïstes : « S’il te sert, c’est seulement à cause de ce qu’il reçoit de toi. »
Suite à quoi, Dieu permit à Satan de mettre Job à l’épreuve. D’abord, il lui permit de détruire tout ce qui appartenait à Job : ses possessions, ses serviteurs et ses enfants. Dieu permit ensuite à Satan de toucher au corps de Job, de l’affliger d’un ulcère malin de la tête aux pieds, mais il ne permit pas à Satan d’attenter à la vie de Job.
Job discerna que Dieu le mettait à l’épreuve. « Quand il m’aura mis à l’épreuve, je sortirai comme l’or. » (Job 23:10) Cela lui donna la force d’endurer. Dans l’agonie de son âme, il alla jusqu’à pousser des cris, mais il n’abandonna jamais la partie.
D’une façon très typique, Éliphaz et les deux autres amis de Job conclurent que les souffrances de Job étaient causées par ses péchés et ils l’accusèrent de choses terribles. Pourtant, à la fin, Dieu prit le parti de Job et réprimanda ses amis. Il dit à Éliphaz :
« Vous n’avez pas parlé de moi avec droiture comme l’a fait mon serviteur Job. » (Job 42:7)
Abraham
Abraham fut un autre juste qui passa à travers de sévères épreuves, même jusqu’au point de devoir offrir à Dieu son fils en holocauste. Comme Job, Abraham fut soumis à des tests sortant de l’ordinaire parce qu’il avait une destinée qui sortait de l’ordinaire : devenir le père du peuple choisi de Dieu, tant juif que chrétien. Dieu utilise des épreuves particulières pour ceux qui ont un appel particulier.
Le Nouveau Testament nous avertit clairement qu’en tant que chrétiens, nous devons nous attendre à passer par des épreuves. Pierre compare notre foi à l’or, l’authenticité de cette foi devant être éprouvée par le feu. Jacques nous dit que notre réaction face à l’épreuve devrait être la joie :
« Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. » (Jacques 1:2-4)
J’aimerais pouvoir dire que j’ai toujours bien réagi aux épreuves que j’ai traversées. Plusieurs fois, Ruth et moi avons dû nous repentir et demander pardon à Dieu parce que nous n’avions pas bien réagi face à certaines épreuves : nous ne les avions pas regardées comme un sujet de joie !
Plus loin, Jacques prend Job comme exemple de l’attitude que nous devrions avoir face à l’épreuve :
« Vous avez entendu parler de la patience de Job et vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion. » (Jacques 5:11)
Considérons-nous, vous et moi, l’épreuve comme une occasion de faire l’expérience de la compassion et de la miséricorde du Seigneur ?
Moïse
À ce sujet, Dieu ramena à ma mémoire comment il s’y prit avec Moïse. Moïse avait quatre-vingts ans quand Dieu le chargea de retourner en Égypte et de délivrer Israël de l’esclavage. Pourtant, alors que Moïse était en route vers l’Égypte, l’Éternel l’approcha et chercha à le faire mourir. Pourquoi ? À cause de sa désobéissance.
Moïse n’avait pas été fidèle à l’alliance de la circoncision que Dieu avait faite avec Abraham et ses descendants. C’est seulement lorsque Moïse se repentit et que son fils fut circoncis que le Seigneur épargna sa vie et lui permit de continuer son chemin. Dieu aurait préféré tuer Moïse plutôt que de le laisser continuer à accomplir sa mission tout en étant dans la désobéissance. La position de dirigeant de Moïse ne l’exemptait pas de la discipline divine ; au contraire, il était d’autant plus responsable devant Dieu.
Pour vous et moi, il y a ici une application personnelle, surtout à mesure que nous vieillissons. Nous ne pouvons pas nous attendre à pouvoir terminer la tâche à laquelle Dieu nous a appelés si nous nous permettons d’être désobéissants dans un domaine quelconque de notre vie. Lorsque nous faisons face à des difficultés permises par Dieu, il nous faut nous humilier sous sa main et prier la prière de David dans le Psaume 139:23-24 :
« Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! »
Si, sincèrement, nous permettons au Seigneur de sonder nos cœurs et qu’il ne mette pas le doigt sur quelque chose de précis qui lui serait en offense, alors nous pouvons en conclure que nous sommes mis à l’épreuve par lui et non pas châtiés. Si nous sommes châtiés, notre réponse doit être de nous repentir ; si nous sommes mis à l’épreuve, notre réponse doit être d’endurer. Mais si nous persistons à endurer alors que nous devrions nous repentir, nous sommes coupables d’entêtement et d’un manque de sensibilité envers Dieu.
Comment fonctionne l’ennemi
La question fondamentale du péché et de la justice apparaît clairement lorsque Satan tenta Adam et Ève. Son nom en grec, diabolos — en français « diable » — signifie « le calomniateur ». Calomnier quelqu’un signifie porter atteinte à son caractère. C’est ici l’activité principale de Satan.
Premièrement et essentiellement, Satan porte atteinte au caractère de Dieu. D’où la première question posée à Ève : « Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? » (Genèse 3:1) Satan sous-entendait que Dieu était un despote arbitraire, injuste et sans amour. Il suggérait que Dieu voulait garder Adam et Ève en dehors d’un niveau plus élevé de connaissance qui leur serait révélé s’ils goûtaient au fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Le but de Satan était d’amoindrir leur confiance en la bonté de Dieu, alors qu’en fait Dieu leur avait déjà donné tout ce qu’il y avait de bon, de beau et de merveilleux. Adam et Ève passèrent :
- du doute quant à la bonté de Dieu,
- à l’incrédulité quant à sa parole,
- puis à l’acte de désobéissance.
Leur chute se fit en trois étapes : méfiance, incrédulité, puis désobéissance.
Par la foi en Christ, Dieu pourvoit une rédemption qui renverse le processus de dégradation qui prit place à la chute. Par cette rédemption, l’incrédulité est remplacée par la foi, la désobéissance par l’obéissance et le doute par la confiance. En premier lieu, la foi conduit à l’obéissance. Mais le processus n’est pas complet tant que la foi n’est pas transformée en confiance.
Foi et confiance
Quelle est la différence entre la foi et la confiance ? Une réponse peu théologique serait : la foi est un acte, la confiance est une attitude. Le Psaume 37:5 exprime cette distinction :
« Recommande ton sort à l’Éternel, mets en lui ta confiance, et il agira. »
« Recommande » décrit un acte de foi isolé ; « mets en lui ta confiance » décrit une attitude constante qui fait suite à ce premier acte. Ensuite vient la part de Dieu : il agira. Une simple illustration serait celle d’aller placer vos économies sur un compte d’épargne à la banque. Vous déposez votre argent au guichet et l’on vous donne un reçu. Voilà ce que signifie « recommander ». Une fois cela fait, vous ne passez pas des nuits blanches à vous demander si la banque prendra vraiment soin de votre argent. Vous mettez votre reçu à sa place et vous dormez sur vos deux oreilles. Voilà ce qu’est la confiance.
Nombreux sont les chrétiens qui font un premier pas par un acte de foi, mais ils ne maintiennent pas une attitude de confiance. N’est-il pas étrange qu’il nous soit plus facile de faire confiance à une banque de ce monde plutôt qu’à notre Père céleste ?
Le but premier des épreuves divines est de produire en nous la confiance. Ce fut vrai de Job. Au milieu de toutes ses tribulations, il s’écria : « Quand même il me tuerait, j’espérerais en lui. » (Job 13:15) Cette attitude d’espérance ferme en Dieu rendit Job capable de voir plus loin que les choses de ce temps, pour saisir quelque chose de l’éternité et de la résurrection :
« Mais je sais que mon Rédempteur est vivant, et qu’il se lèvera le dernier sur la terre. Quand ma peau sera détruite, je le verrai ; quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu. » (Job 19:25-26)
Ne pas perdre de vue la fin
Pourquoi la confiance est-elle si importante ? Parce qu’elle révèle notre estimation du caractère de Dieu. Quand Adam et Ève cédèrent à la tentation, leurs actes parlèrent plus fort qu’aucune parole qu’ils auraient pu prononcer. C’est comme s’ils avaient dit : « Dieu n’agit pas justement envers nous. Il ne faut pas lui faire confiance. »
Le salut de nos péchés n’est pas complet tant qu’il n’a pas entièrement détruit les conséquences de la chute et produit en nous cette qualité de ferme assurance en Dieu, cette hardiesse dans notre confiance envers lui. Il se peut que nous ayons à passer par de nombreuses épreuves. Il est important de ne jamais perdre de vue le but divin final : produire en nous cette assurance inébranlable, cette hardiesse, cette confiance totale en un Dieu complètement digne de confiance.
Jésus lui-même nous a donné l’exemple suprême de cette confiance. Pour accomplir le plan du Père, il fut mis à la merci d’hommes méchants, cruels et impies. Ils le ridiculisèrent, crachèrent sur lui, le flagellèrent, le mirent à nu et le clouèrent sur une croix. Au moment le plus intense de l’épreuve, Jésus s’écria : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46)
Pourtant, au milieu de tout cela, il n’abandonna jamais sa confiance en la fidélité de son Père. Avec son dernier souffle, il lui remit son esprit : « Père, je remets mon esprit entre tes mains. » (Luc 23:46) Son dernier acte fut de remettre son esprit avec confiance au Père.
Dieu ne permettra pas que nous soyons éprouvés au-delà de ce que nous pouvons supporter. Il ne nous demandera peut-être pas de passer par où Jésus est passé, ni même par où Job est passé. Chacune de nos épreuves est destinée à former notre caractère, jusqu’à ce que nous soyons devenus tout ce que Dieu a prévu que nous soyons en Christ.
Est-ce votre désir ? Si oui, exprimons-le ensemble par la prière suivante :
*Prayer Response
Seigneur, je sais que je ne t’ai pas toujours fait confiance comme je l’aurais dû, et je t’en demande pardon. Je comprends que le but de la mise à l’épreuve est de me transformer en la personne que tu m’as créé pour être. C’est ce que je désire, Seigneur, de tout mon cœur.
Avec foi, je proclame maintenant ces paroles de Jacques 1.12 : « Heureux l’homme qui persévère dans l’épreuve, car, après avoir été approuvé, il recevra la couronne de vie. » Je déclare que je fais confiance à cette vérité concernant l’épreuve et, par-dessus tout, que je place ma confiance en toi, Seigneur. Amen.

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