Achever la course

Derek Prince
Published: 2021
Last Updated: juillet 2026
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« Les jours qui nous attendent mettront notre endurance à l’épreuve. » Cette déclaration pourrait sembler négative si Derek Prince s’arrêtait là. Mais il l’inscrit dans un enseignement solide et encourageant sur la manière de traverser les temps auxquels Dieu nous a appelés. Dans cette lettre, il nous exhorte à regarder au-delà des épreuves et à poursuivre fidèlement la course.
Le dictionnaire définit le mot endurance comme étant une force d’âme ou du courage, ainsi que la capacité de durer, de continuer ou de rester. Voici la suite et fin de notre étude sur l’endurance — voir les deux lettres précédentes pour les deux premières parties. Il s’agit d’une étude sur le coût et les bénédictions attachées à la capacité de rester.
Dans l’enseignement « L’endurance passe par l’objectif », j’ai donné deux suggestions pour développer l’endurance. La première est de se remettre à Jésus-Christ de tout son cœur. Dans Actes 11:23, Barnabas parle de « l’objectif du cœur ». On se met en tête que l’on va rester attaché au Seigneur quoi qu’il arrive, sans tenir compte de ce que les autres font ou ne font pas. Si les amis ne suivent pas, on le fait quand même. Et on ne va pas laisser tomber quand les épreuves se présentent. C’est cela, l’objectif du cœur.
Le second principe d’endurance vient d’Hébreux 11:27, qui raconte que Moïse « quitta l’Égypte, sans être effrayé de la colère du roi, car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible ». La foi de Moïse était en relation avec l’invisible. Pour que vous et moi puissions tenir bon, le monde invisible doit devenir pour nous plus réel que le monde visible.
À l’époque où nous vivions à Londres, nous avions hébergé pendant environ trois mois la fille d’un pasteur suédois, qui était venue apprendre l’anglais. Je lui donnais des cours et elle pouvait pratiquer auprès de notre famille. C’était une jeune fille très brillante et très belle, qui chantait avec une superbe voix. Son père était le pasteur de la plus grande église pentecôtiste de Suède, ce qui veut dire qu’elle avait grandi dans un environnement pentecôtiste très strict.
À l’âge de quatorze ans, cette jeune fille s’intéressait de plus en plus à ce que ses amis racontaient sur les plaisirs du théâtre, de la danse et de ce genre de choses. Un jour, elle alla parler à son père et lui expliqua : « Papa, je veux te remercier pour la façon dont tu m’as élevée, pour tout ce que tu m’as appris et pour avoir toujours pris soin de moi. Mais maintenant, je t’informe que je vais faire les choses autrement. Je veux découvrir ce que le monde peut m’offrir. J’ai entendu mes amis en parler et je veux m’en rendre compte par moi-même. » Le père, qui était un homme avisé, répondit simplement : « Barbara, ta mère et moi, nous allons prier pour toi. » Il n’argumenta pas et ne lui dit pas que c’était mal. Il dit simplement : « Nous allons prier. »
Cette nuit-là, la jeune fille fit le rêve le plus marquant de sa vie. Elle vit deux villes. L’une était belle, grande, moderne et pleine de lumières clignotantes et scintillantes. De l’autre côté de la vallée se trouvait une autre ville, tout à fait différente. Il n’y avait pas de lumières clignotantes ni de scintillements, mais la lumière y était calme et constante. Alors qu’elle regardait la ville scintillante de lumières, un homme se présenta à elle. Il était très bien élevé, très cultivé et très bien habillé. Il lui dit : « J’aimerais vous faire visiter cette ville. » Et elle le suivit.
À mesure qu’ils avançaient, tout devenait laid. Elle se rendit compte qu’elle avait affaire au diable en personne. La jeune fille s’arrêta soudain, pleine d’effroi, et toutes les lumières s’éteignirent les unes après les autres, jusqu’à ce que la ville se retrouve dans une obscurité totale. Elle se retourna alors pour regarder l’autre ville, de l’autre côté de la vallée. Cette dernière était plus brillante et lumineuse que jamais.
Le lendemain, elle alla voir son père et lui dit : « Papa, je viens à l’église avec toi. » C’était une jeune fille avisée : elle écoutait quand Dieu lui parlait. Souvent, avec Lydia, lorsque nous étions dans une grande ville moderne pleine de lumières clignotantes et scintillantes, expression de la circulation, de l’excitation, de l’exaltation et du plaisir, nous nous tournions l’un vers l’autre en disant : « Est-ce que tu te souviens du rêve de Barbara ? » Une nuit, toutes ces lumières vont s’éteindre. Cela va bientôt arriver. Toutes ces lumières vont s’éteindre.
Paul écrit dans 2 Corinthiens 4:17-18 :
« Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. »
Les choses éternelles ne changent pas. Elles sont dans la Parole.
Restez dans la Parole. Ne vous contentez pas de lire votre Bible cinq minutes par jour. Lisez-la, méditez-la, croyez-la et vivez-la. Demandez au Saint-Esprit de la rendre vivante pour vous. Que cette Parole devienne si réelle qu’il ne puisse rien y avoir dans ce monde qui vous tente ou vous entraîne à être déloyal envers Jésus-Christ. Je crois que la vie est faite pour que l’on en profite, dans son exercice aussi bien que dans ses plaisirs. J’ai été délivré du légalisme, dans lequel j’ai passé beaucoup d’années, mais je ne veux pas aimer le monde ni les choses qui sont dans le monde. Car « si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui » (1 Jean 2:15). Et je dois tout à mon Père. Je ne veux pas lui être déloyal ; je veux lui montrer ma reconnaissance et mon appréciation. Il a fait de moi son enfant et un cohéritier de Christ, et je veux lui montrer que j’apprécie sa bonté. Je veux garder mes yeux tournés vers les choses invisibles.
Je suis réaliste et je mène une vie simple ; il faut que les choses soient en ordre. Je réponds à mon courrier et je paie mes factures. Mes deux pieds sont sur le sol, mais mes yeux sont tournés vers l’invisible. Il y a un voile si fin entre nous et l’éternité. Un vieux cantique très simple dit : « J’ai parfois le mal du pays pour le paradis. » C’est exactement ce que je ressens. Je ne me plains pourtant pas de la vie terrestre. Dieu m’a traité bien mieux que je n’aurais jamais pu espérer l’être ou le mériter. Mais n’oubliez jamais qu’il y a quelque chose au-delà du temps.
Un autre vieux cantique dit : « La croix devant moi, le monde derrière moi. Même si personne ne se joint à moi, je continuerai. Pas de retour en arrière… parce que j’ai décidé de suivre Jésus. » La première fois que j’ai entendu ce cantique, c’était en novembre 1947 à Jérusalem. Ma femme et moi, accompagnés de nos huit filles, venions de quitter de nuit notre maison pour trouver refuge dans une mission américaine au centre de Jérusalem. Nous n’avions pas de nourriture, pas de maison, plus rien ; nous avions marché de nuit en laissant tout derrière nous. Lorsque nous avons atteint la mission, ils étaient en train de chanter ce cantique. C’était la première fois que je l’entendais : « Même si personne ne se joint à moi, je continuerai. »
N’abandonnez pas
J’ai encore deux autres moyens de développer la persévérance que je voudrais partager avec vous. Le premier est aussi important qu’il est simple : quand vous échouez, n’abandonnez pas. D’autres ont échoué avant vous, et je suis l’un d’entre eux. L’une des plus astucieuses tactiques du diable consiste à vous convaincre que vous êtes un perdant et que vous feriez mieux d’abandonner. Il va essayer de vous dire que Dieu vous a abandonné. Ne le croyez pas. C’est un menteur.
« L’Éternel affermit les pas de l’homme, et il prend plaisir à sa voie ; s’il tombe, il n’est pas terrassé, car l’Éternel lui prend la main. » (Psaume 37:23-24)
N’êtes-vous jamais tombé ? Souvenez-vous que vous ne serez pas entièrement détruit, parce que le Seigneur vous tiendra toujours la main. David savait cela parce qu’il était tombé — terriblement, tragiquement. Il avait commis un adultère et s’était arrangé pour faire mourir l’homme dont il avait volé la femme. Et Dieu lui a pardonné et l’a restauré. C’est pour cela que David pouvait ensuite dire : « Même quand vous tombez, n’abandonnez pas. Dieu vous relèvera. »
Dans le Nouveau Testament aussi, il y a eu un homme qui est tombé. Il s’appelle Pierre. Jésus a prononcé les paroles suivantes, tout en sachant que Pierre le renierait trois fois :
« Simon, Simon, Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point. » (Luc 22:31-32)
Quelle profondeur dans ces paroles ! Jésus n’a pas prié pour que Pierre ne tombe pas ; il a prié pour que sa foi ne défaille point.
Si la foi de Pierre avait défailli, il n’y aurait pas eu de chemin de retour. Alors, quand vous tombez, tendez la main et laissez le Seigneur vous relever. Et n’abandonnez pas, parce qu’il ne vous abandonnera pas.
Finalement, n’oubliez pas la récompense. Tous les problèmes de la vie ne sont pas résolus sur terre et maintenant. Certains d’entre eux ne seront résolus que plus tard. Regardons ce que Paul a écrit à Timothée depuis sa prison :
« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. » (2 Timothée 4:7)
Ces trois choses vont ensemble. Si vous voulez garder votre foi, vous devez vous battre. La foi s’exprime dans la bataille. Vous ne pouvez pas fuir la bataille et garder la foi. Si vous voulez achever la course, il faudra vous battre. Paul dit : « J’ai fait les trois. J’ai achevé la course. J’ai combattu le combat. J’ai gardé la foi. » Puis il dit : « Et maintenant, j’attends la récompense. »
« Désormais, la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là. » (2 Timothée 4:8)
Paul avait été condamné à mort par un dirigeant très injuste, l’empereur Néron. Il n’y avait eu aucune justice dans son procès. Mais il savait que ce n’était pas le dernier jugement. Il allait y en avoir un autre, avec une récompense, et le juge serait parfaitement juste : « Ce sera le Seigneur en personne, et il me donnera ma récompense, ma couronne de victoire. »
Pendant de longues années, les récompenses ont fait partie de ma vie d’écolier, et j’en ai reçu beaucoup. Mais il y a une récompense qui doit encore être gagnée, et elle est attribuée seulement à ceux qui gardent la foi et achèvent la course. Je crois que Paul est resté fidèle jusqu’à la fin parce qu’il a vu quelque chose au-delà de notre temps présent. Il a regardé dans l’éternité et il a vu les grandes récompenses, les médailles d’or, d’argent et de bronze qui vont être distribuées. Ce n’est pas une question de rapidité dans le service, mais de fidélité. Le Seigneur donne de l’importance à la fidélité. Souvenez-vous des paroles de Jésus : « C’est bien, bon et fidèle serviteur. » (Matthieu 25:23)
Pour beaucoup d’entre nous, les jours qui nous attendent seront des épreuves d’endurance. Cela ne va pas être facile. Les persécutions que nous endurerons mettront avant tout notre loyauté à l’épreuve : notre loyauté envers le Seigneur et notre loyauté envers le corps de Christ. Je veux pouvoir regarder mes frères et sœurs en Christ droit dans les yeux et leur dire : « J’ai gardé la foi. Je n’ai pas été déloyal. Je ne vous ai pas trahis. » Je crois réellement que l’épreuve qui nous attend est une épreuve de caractère et de loyauté. Si vous la traversez, gloire à Dieu, vous en sortirez comme de l’or purifié par le feu.

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Code: TL-L140-100-FRA












