Beaucoup d’appelés mais peu d’élus

Derek Prince
Published: 2022
Last Updated: septembre 2026
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Dans cette lettre, Derek Prince examine l’appel de Dieu et le processus qui en découle. À travers les exemples de Gédéon, Job, Jérémie et Moïse, il montre que l’appel implique des épreuves, de la persévérance et un engagement réel. Il nous exhorte à ne pas tarder, mais à écouter aujourd’hui la voix de Dieu.
Lorsque Jésus-Christ a prononcé les paroles de Matthieu 22:14 : « Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus », il n’exprimait ni une opinion ni une probabilité. Il énonçait un fait. Et ce fait est aussi vrai aujourd’hui qu’au moment où Jésus l’a déclaré pour la première fois. Bien que ses paroles concernent le salut, ce principe s’applique également à notre appel au service chrétien.
Dans cette édition des Lettres d’enseignement de Derek Prince, nous allons examiner de plus près comment vous et moi pouvons répondre à l’appel au service lié à cette déclaration de Jésus : « Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. »
La période d’épreuve
Beaucoup de chrétiens sont appelés par Dieu à son service. Mais peu sont finalement choisis et établis pour marcher dans ce service. Pourquoi ?
Entre le moment où un chrétien est appelé pour la première fois à servir et celui où Dieu l’établit effectivement dans ce service, il y a généralement une période d’épreuve. Souvent, plus la responsabilité à porter est grande, plus l’épreuve est intense. Seuls ceux qui traversent cette épreuve avec succès seront choisis pour accomplir réellement ce service.
Dans le livre des Juges, lorsque Gédéon sonna de la trompette pour appeler le peuple d’Israël au service de Dieu contre les Madianites, 32 000 hommes répondirent à l’appel. Cependant, lorsque Gédéon eut soumis ses premiers volontaires aux épreuves ordonnées par Dieu, il ne resta plus que 300 hommes. Moins d’un pour cent de ceux qui avaient répondu à l’appel avaient réussi les épreuves et furent choisis pour servir. Je pense que la proportion est peut-être à peu près la même aujourd’hui.
Dans ce cas, la sagesse de Dieu fut justifiée par le résultat. Gédéon put accomplir davantage avec 300 hommes éprouvés et disciplinés qu’il n’aurait pu le faire avec 32 000 simples disciples. Le même principe s’applique aujourd’hui. Un serviteur de Christ éprouvé, formé, discipliné et prêt au renoncement vaut cent chrétiens bien intentionnés qui ne sont que « membres » d’un groupe ou d’une organisation quelconque.
Convertis ou disciples ?
Les méthodes évangéliques modernes ont tendance à se concentrer sur le nombre de convertis. Je crois que Dieu se préoccupe davantage de faire des disciples. Durant son ministère terrestre, Jésus aurait pu compter ses convertis par milliers. Mais, dans les dernières heures avant la croix, il ne lui restait que onze hommes demeurés disciples. Même après sa résurrection, bien qu’il se soit montré vivant à « plus de cinq cents frères » (1 Corinthiens 15:6), seuls 120 montèrent dans la chambre haute pour rechercher la puissance d’en haut qui ferait d’eux des témoins efficaces pour lui.
Il existe assurément une différence entre être appelé et être choisi. La véritable progression du royaume de Dieu a toujours dépendu de la qualité plutôt que de la quantité. Il est temps que nous insistions de nouveau sur ce fait aujourd’hui.
Deux types d’épreuves
Il y a deux manières principales dont Dieu met à l’épreuve les chrétiens appelés à servir :
- Premièrement, en permettant que les choses deviennent difficiles.
- Deuxièmement, en permettant que les choses deviennent faciles.
Dans la parabole du semeur en Marc 4, Jésus compare la semence tombée sur le sol pierreux aux chrétiens qui « ne tiennent qu’un temps. Puis, dès que surviennent la tribulation ou la persécution à cause de la parole, ils trébuchent aussitôt » (verset 17). Mais il compare aussi la semence tombée parmi les épines aux chrétiens chez qui « les soucis de ce monde, la séduction des richesses et les désirs pour d’autres choses entrent et étouffent la parole », qui devient ainsi infructueuse (verset 19).
Certains chrétiens ne sont pas prêts à supporter l’opposition, le ridicule, les difficultés ou un échec apparent pour l’Évangile. D’autres ne peuvent rester fermes au milieu du confort du monde, de la popularité et du succès. Ceux que Dieu appelle à son service ne doivent être ni découragés par les premiers, ni pris au piège par les seconds.
La Bible avertit continuellement les chrétiens qu’ils doivent s’attendre à être mis à l’épreuve. Dès le début de son épître, Jacques dit :
Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. (Jacques 1:2-3)
Pierre écrit :
Ces épreuves montreront que votre foi est authentique. Elle est mise à l’épreuve comme l’or est éprouvé et purifié par le feu. (1 Pierre 1:7, NLT)
Les épreuves intenses n’ont rien d’étrange pour de véritables chrétiens ; elles viennent sur décision de Dieu lui-même.
Job
La Bible nous donne de nombreux exemples d’épreuves que les fidèles serviteurs de Dieu ont dû traverser. L’un des exemples classiques est Job.
Dans son propre témoignage au sujet de ses épreuves, Job dit :
Il sait néanmoins quelle voie j’ai suivie ; et s’il m’éprouvait, je sortirais pur comme l’or. Mon pied s’est attaché à ses pas ; j’ai gardé sa voie, et je ne m’en suis point détourné. Je n’ai pas abandonné les commandements de ses lèvres ; j’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche. (Job 23:10-12)
Dans ce dernier verset se trouve le secret de la victoire de Job : son attitude envers la parole de Dieu. Ceux qui estiment la parole de Dieu au-dessus de toute autre chose sortiront toujours victorieux de leurs épreuves.
Jérémie
Un autre serviteur de Dieu qui a enduré de sévères épreuves fut Jérémie, qui était encore très jeune lorsque Dieu l’appela.
L’une des épreuves les plus difficiles à supporter pour de jeunes chrétiens est la solitude. Leur fidélité à Dieu peut les séparer des plaisirs et des activités vides et mondains auxquels leurs contemporains se livrent. En conséquence, ils se sentent mis à l’écart.
Dans Lamentations 3:27-28, Jérémie décrit cette épreuve :
Il est bon pour l’homme de porter le joug dans sa jeunesse. Il se tiendra solitaire et silencieux, parce que l’Éternel le lui impose.
Jérémie lui-même a enduré cette épreuve particulière (voir Jérémie 15:17). Comme Job, Jérémie était un véritable serviteur de Dieu qui puisait la force de persévérer dans son attitude envers la parole de Dieu.
J’ai recueilli tes paroles et je les ai dévorées ; tes paroles ont fait la joie et l’allégresse de mon cœur ; car ton nom est invoqué sur moi, Éternel, Dieu des armées ! (Jérémie 15:16)
Moïse
Moïse est un autre grand serviteur de Dieu qui a appris à supporter l’épreuve. Sa première épreuve fut celle du rang et des plaisirs de ce monde.
Élevé dans la maison de Pharaon comme héritier présomptif du trône d’Égypte, Moïse aurait pu jouir de toute la richesse, de toute la culture et de tout le luxe de l’Égypte. Lorsqu’il refusa de succomber à cette tentation, il fut rejeté par son propre peuple, persécuté par Pharaon et contraint de vivre quarante années d’exil, de pauvreté et de solitude. Pourtant, il surmonta toutes ces épreuves parce qu’il refusa de laisser l’attrait de la richesse et de la gloire temporaires l’aveugler sur la véritable gloire de Dieu et sur la récompense éternelle qu’il offre.
Hébreux 11:26-27 donne la raison de l’endurance de Moïse :
« Regardant l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Égypte, car il avait les yeux fixés sur la rémunération. C’est par la foi qu’il quitta l’Égypte, sans être effrayé de la colère du roi ; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible. » (Hébreux 11:26-27)
Aujourd’hui, en contraste frappant avec l’attitude de Moïse, beaucoup de jeunes chrétiens sont aveuglés quant à la véritable gloire et à la récompense éternelle du service chrétien par les perspectives de confort et de réussite dans ce monde.
Le poids de l’appel
La Bible emploie trois expressions très fortes au sujet de l’appel de Dieu. Premièrement, c’est un « appel d’en haut » (Philippiens 3:14). Il se situe à un niveau différent de tous les autres intérêts et exigences de la vie. Pour un chrétien, rien ne peut avoir la priorité sur l’appel de Dieu, ni le foyer ni aucun lien familial ou terrestre. « Si quelqu’un vient à moi, sans me préférer à son père, à sa mère, à sa femme, à ses enfants, à ses frères et à ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. » (Luc 14:26)
Deuxièmement, l’appel à servir Dieu est une « sainte vocation » (2 Timothée 1:9). C’est quelque chose de sacré, qui doit être jalousement gardé de tout compromis ou de toute souillure. Il exige un temps consacré à la prière et au dépouillement spirituel. Son accomplissement demande notre force, notre temps, ainsi que la consécration et le développement de chaque don et de chaque talent que nous possédons.
Troisièmement, l’appel de Dieu est une « vocation céleste » (Hébreux 3:1). La voix qui nous appelle au service chrétien vient du ciel. Qu’elle vienne comme une « voix douce et légère » ou comme « le bruit de grandes eaux », c’est la voix du Dieu tout-puissant. Sa voix possède une autorité suprême et mérite une obéissance sans condition. Lorsque Paul entendit l’appel de Dieu, il dit qu’il « ne consulta ni la chair ni le sang » (Galates 1:16). Il ne chercha ni confirmation ni permission auprès des chefs religieux de sa nation, ni même auprès de ceux qui étaient déjà apôtres de Christ. Il se retira seul avec Dieu afin de découvrir tout le dessein de Dieu pour sa vie.
Aujourd’hui, lorsque Dieu appelle des chrétiens à un ministère précis, la première réaction de beaucoup consiste à rechercher l’avis des autres : Qui m’enverra ? Qui me financera ? En conséquence, la voix de Dieu peut bientôt être étouffée par les opinions des hommes. Mais au chrétien qui est appelé et disposé à placer toute sa confiance en Dieu vient cette assurance bénie de la parole même de Dieu :
Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera. (1 Thessaloniciens 5:24)
L’accomplissement de la vocation d’un chrétien dépend de manière suprême et exclusive de Dieu lui-même.
Ne tardez pas
Enfin, l’appel de Dieu est urgent. Lorsque Josué plaça devant les Israélites l’appel à servir Dieu, il leur dit : « Choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir » (Josué 24:15). Le Psaume 95:7 dit :
Oh ! Si vous pouviez écouter aujourd’hui sa voix !
L’appel de Dieu n’attend pas après la convenance de l’homme. Nous ne pouvons pas remettre notre décision de nous abandonner à lui à une saison plus « opportune ». Le diable dit : « demain », mais Dieu dit : « aujourd’hui ».
Dans Proverbes 1:24-32 se trouve un avertissement solennel contre le fait de différer notre réponse à l’appel de Dieu. Il décrit des personnes qui, dans leur prospérité et leur autosuffisance, se détournent de l’appel de Dieu. Plus tard, lorsqu’elles changent d’avis et reviennent chercher Dieu, il est trop tard ! Dieu s’est retiré. La voix qui les appelait autrefois est désormais silencieuse. L’heure de l’occasion est passée.
Que son appel pour vous soit général, comme dans Michée 6:8, ou particulier, comme dans 1 Pierre 4:11, laissez-moi vous encourager à répondre à son appel. Prenez-le au sérieux. Endurez ses épreuves. Consacrez-vous aux affaires du ciel. Ne devenez pas un nom de plus ajouté à la liste des « nombreux » qui ont été appelés, mais jamais choisis.
Si vous souhaitez répondre dès maintenant, voulez-vous vous joindre à moi dans la courte prière qui suit ?
*Prayer Response
Cher Seigneur, je veux répondre à ton appel sur ma vie. Je veux te servir et être choisi par toi pour contribuer à l’accomplissement de tes desseins pour moi et pour ceux auprès desquels tu m’as appelé à exercer mon ministère. Quel qu’en soit le prix, je ne tarderai pas. Aujourd’hui, dès maintenant, je te dis OUI. Amen.

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