Orgueil ou humilité — Introduction (suite)

Derek Prince
Published: 2014
Last Updated: ตุลาคม 2026
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Venir à Dieu demande l’humilité d’un enfant plutôt que de compter sur son statut, ses richesses ou ses réussites personnelles. Les exemples bibliques du chef riche et de Naaman montrent qu’il faut renoncer à l’orgueil pour recevoir la grâce de Dieu.
Dans cette série en quatre parties sur le thème « Orgueil ou humilité », nous étudions la loi éternelle et universelle énoncée par Jésus dans Matthieu 23:12 :
« Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé. » (LSG)
Dans la première lettre de cette série, j’ai souligné le modèle parfait de l’abaissement volontaire fourni par Jésus-Christ. Partant de la gloire du ciel et de sa position d’égalité avec Dieu, Jésus est descendu par sept étapes d’humilité, décrites dans Philippiens 2:5–8. Il s’est dépouillé lui-même ; il a pris la forme d’un esclave ; il est venu parmi nous, « semblable aux hommes », comme un être humain ordinaire ; il a pris l’apparence des hommes de son temps ; il s’est abaissé jusqu’à être un simple homme, sans fonction ni position particulière ; il a subi le sort commun à tous les hommes : la mort ; et, pour finir, il est mort comme un criminel, par crucifixion.
Parce que Jésus s’est abaissé aussi complètement de ces sept manières, Dieu, en retour, l’a élevé à la plus haute place dans l’univers. Dieu lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom et a ordonné qu’au nom de Jésus, tout genou fléchisse et toute langue le confesse comme Seigneur.
Dans cet enseignement, il est important de comprendre que, même si cette loi de l’abaissement volontaire a été parfaitement illustrée en Jésus, elle s’applique avec la même exactitude et de manière tout aussi universelle dans chacune de nos vies. Nous devons appliquer ce principe dans trois grandes étapes de notre vie, que nous aborderons toutes dans cette série d’enseignements. La première est lorsque nous venons à Dieu pour la première fois. La deuxième concerne notre progression dans la vie spirituelle après être venus à Dieu. La troisième concerne nos relations avec les autres chrétiens.
Dans cette partie, intitulée « Dieu choisit les humbles », nous allons nous concentrer sur la première étape.
Nous humilier pour venir à Dieu
Comment nous humilier pour venir à Dieu pour la première fois ? Dans Matthieu 18:1–4, Jésus nous donne l’exemple d’un enfant :
« En cette heure-là les disciples vinrent à Jésus, disant : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? Et Jésus, ayant appelé auprès de lui un petit enfant, le plaça au milieu d’eux, et dit : En vérité, je vous dis : si vous ne vous convertissez et ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. Quiconque donc s’abaissera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux. » (Darby)
Certains disciples supposaient qu’ils étaient déjà dans le royaume des cieux. Mais Jésus leur dit : « Vous n’y êtes même pas entrés ! Et si vous n’y êtes pas entrés, c’est parce que vous n’avez pas rempli la condition. » Quelle était cette condition ? Dans sa réponse, Jésus a employé précisément l’expression « s’abaisser » : « Quiconque donc s’abaissera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux. »
Les gens de l’époque de Jésus se seraient attendus à ce qu’il désigne un dirigeant, un rabbin érudit ou une personne très riche comme exemple de grandeur. Au lieu de cela, il a choisi l’exemple le plus évident de faiblesse et d’humilité : un enfant. Jésus a dit : « Si vous voulez un jour entrer dans le royaume des cieux, vous devez changer et devenir comme ce petit enfant. »
Tout parent sait que les petits enfants ne sont pas parfaits ! Mais il y a un trait que l’on retrouve chez presque tous les petits enfants : ils sont disposés à apprendre. Ils n’ont pas de préjugés ni d’idées préconçues qui ferment leur esprit à la vérité. Ils reçoivent la vérité sans avoir à prouver qu’ils ont raison ni à faire valoir leur intelligence.
De même, nous devons nous humilier. Nous devons devenir comme le petit enfant que Jésus a choisi comme le meilleur exemple de l’humilité qu’il attend de nous.
Dieu choisit les humbles
Poursuivons notre étude de l’importance de l’humilité pour venir à Dieu. Lisons ce que Paul dit dans 1 Corinthiens 1:26–29 au sujet des personnes que Dieu a choisies. Franchement, c’est un groupe de personnes assez inattendu !
« Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. [Remarquez les trois “pas beaucoup” : ni les sages, ni les puissants, ni les nobles.] Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. » (LSG)
Il y a trois catégories de personnes pour lesquelles il est particulièrement difficile d’entrer dans le royaume de Dieu : les sages, les puissants et les nobles. Dieu a-t-il quelque chose contre la sagesse, la puissance ou la noblesse ? Pas du tout. Le problème, c’est qu’elles sont les trois principales sources d’orgueil dans la nature humaine. Les gens sont fiers de leur sagesse, de leur instruction, de leur intelligence, de leur pouvoir, de leur influence, de leur position sociale ou de leur noble naissance. Mais voilà le problème : les orgueilleux ne peuvent pas entrer dans le royaume de Dieu.
Dans Luc 18, nous trouvons un entretien remarquable entre Jésus et un chef très riche. Celui-ci pose à Jésus une question très sérieuse : « Bon maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? » (v. 18, LSG). Voyons comment Jésus répond, à partir du verset 20 :
« Tu connais les commandements : Tu ne commettras point d’adultère ; tu ne tueras point ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. J’ai, dit-il [le chef], observé toutes ces choses dès ma jeunesse. [Et je crois qu’il disait la vérité.] Jésus, ayant entendu cela, lui dit : Il te manque encore une chose : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis, viens, et suis-moi. Lorsqu’il entendit ces paroles, il devint tout triste ; car il était très riche. Jésus, voyant qu’il était devenu tout triste, dit : Qu’il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! [Pourquoi ? Parce que les gens placent si souvent leur confiance dans leurs richesses. Les richesses sont si souvent une source d’orgueil. Mais voici ce qu’ajoute Jésus :] Car il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » (Luc 18:20–25, LSG)
Le fait d’avoir vécu plusieurs années en Israël m’a permis de mieux comprendre ce que Jésus a dit à ce jeune chef riche. À Jérusalem, dans la muraille de la vieille ville, à la porte de Jaffa, se trouvait une immense porte en fer que l’on fermait chaque soir au coucher du soleil. Elle ne devait être rouverte sous aucun prétexte avant le lever du soleil, le lendemain. Il arrivait cependant qu’un voyageur monté sur un chameau se présente après la tombée de la nuit et demande à entrer dans la ville. On ouvrait alors une petite porte aménagée dans la grande porte en fer. L’homme devait descendre de son chameau, le décharger entièrement et l’amener à se mettre à genoux. Avec beaucoup de difficulté, l’animal pouvait alors passer de justesse. Comment appelait-on cette petite porte ? Le chas de l’aiguille.
Dans sa réponse au jeune chef riche, Jésus décrivait ce qui se passe lorsqu’un homme riche vient au royaume de Dieu. Il doit déposer tous ses bagages — toute sa prétention, son orgueil, son arrogance, son indépendance — et se mettre à genoux pour parvenir à passer de justesse. En revanche, un pauvre qui ne porte qu’un bâton à la main peut entrer beaucoup plus facilement. Il lui suffit de se baisser, de passer la porte, et le voilà à l’intérieur. La porte est la même pour tous, riches ou pauvres. Mais il est si souvent plus difficile aux riches de la franchir qu’aux pauvres.
Tout mettre de côté
Voyons un autre exemple de la manière de venir à Dieu avec humilité. C’est l’histoire de Naaman, un homme de l’Ancien Testament qui a essayé de venir à Dieu en grande pompe, mais a constaté que cela ne fonctionnait pas. Son histoire est racontée dans 2 Rois 5.
Naaman avait un parcours remarquable. Il était très estimé, vaillant soldat et chef d’une armée. Mais il avait un problème : il était lépreux. Combien de personnes sont dans cette situation ? Elles semblent tout avoir, mais il y a un problème.
L’une des servantes de Naaman, une petite fille israélite qui avait été emmenée captive, dit à son maître que, s’il pouvait se rendre auprès du prophète Élisée, en Samarie, il pourrait être guéri de sa lèpre. Naaman obtint donc la permission du roi de Syrie et partit avec dix talents d’argent (soit environ 340 kilos d’argent), six mille sicles d’or (soit environ 68 kilos d’or) et dix tenues. Vous voyez, il allait venir à Dieu en grande pompe ! Lorsque Naaman arriva en Israël, le prophète Élisée dit : « Envoyez-le-moi et il sera guéri. » Voici la fin du récit, dans 2 Rois 5:9–14 :
« Naaman vint avec ses chevaux et son char, et il s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée. Élisée lui fit dire par un messager : Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain ; ta chair redeviendra saine, et tu seras pur. [Quelle insulte : Élisée n’est même pas venu à la porte ! Il a simplement envoyé un message.] Naaman fut irrité, et il s’en alla, en disant : Voici, je me disais : Il sortira vers moi, il se présentera lui-même, il invoquera le nom de l’Éternel, son Dieu, il agitera sa main sur la place et guérira le lépreux. [Naaman s’attendait à ce que le grand prophète s’occupe personnellement de lui, à quelque chose de spectaculaire.] Les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? Ne pourrais-je pas m’y laver et devenir pur ? Et il s’en retournait et partait avec fureur. Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui parler, et ils dirent : Mon père, si le prophète t’eût demandé quelque chose de difficile, ne l’aurais-tu pas fait ? Combien plus dois-tu faire ce qu’il t’a dit : Lave-toi, et tu seras pur ! Il descendit alors et se plongea sept fois dans le Jourdain, selon la parole de l’homme de Dieu ; et sa chair redevint comme la chair d’un jeune enfant, et il fut pur. » (LSG)
Voyez-vous le modèle ? Naaman a dû tout mettre de côté. Comme le chameau qui se faufile par la petite porte, il a dû renoncer à son rang, à son uniforme, à sa richesse, à sa position et à son prestige. Il a dû enlever ses vêtements et exposer sa peau lépreuse. Mais c’est lorsqu’il s’est humilié — lorsqu’il a pleinement obéi et s’est plongé sept fois dans le fleuve — qu’il a reçu sa récompense. Quelle belle image d’un homme qui a essayé de venir à Dieu en grande pompe, mais qui a appris à s’humilier et à recevoir ce que Dieu lui avait promis.
Un acte simple
Et vous ? L’orgueil vous empêche-t-il de venir au Seigneur ?
Alors que nous terminons cette partie de la série « Orgueil ou humilité », permettez-moi de vous poser une question directe. Y a-t-il un problème d’orgueil qui vous empêche peut-être de venir pleinement à Dieu ? Si c’est le cas, je vous recommande vivement, dans un simple acte de repentance, de fléchir le genou devant le Seigneur, de vous humilier comme Naaman l’a fait, de vous dépouiller de tout ce qui pourrait entraver votre relation avec lui et de venir à lui avec humilité.
La meilleure nouvelle, c’est que, si vous remplissez cette condition en venant à lui avec l’humilité d’un enfant, il attend avec impatience de vous accepter et de vous accueillir. Ferez-vous ce pas vers lui dès maintenant ?

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